La RN30 est l’une des principales routes nationales qui relie la wilaya de Bouira à celle de Tizi-Ouzou, via le col de Tizi-n’Kouilal. Elle prend naissance au carrefour d’Ahnif où elle fait jonction avec la RN5 Alger-Constantine et la RN15 M’Chedallah-Béjaïa. La RN30 a bénéficié d’une opération de modernisation en 2009 sur 27 km, soit sur le tronçon relevant de la wilaya de Bouira, entre la ville de M’Chedallah et le col de Tizi-n’Kouilal. Les travaux en question ont porté sur un élargissement de la chaussée et la réalisation d’ouvrages y afférents tels que les ponts, les glissières et panneaux de signalisation. Malheureusement, les indispensables opérations d’entretien n’ont pas suivies par la suite. Cette route des plus stratégiques sur plusieurs plans a été complètement négligée depuis la réception de cette opération de modernisation. La route a subi de plein fouet les continuelles agressions climatiques qui finiront par la dégrader. Il faut signaler qu’un tronçon de son itinéraire, d’une quinzaine de km, franchit les flancs ouest du Yemma Khelidja sur sa partie rocheuse en haute montagne à tel point que certains points noirs constituent de véritables pièges pour les centaines d’usagers quotidiens. Il y a des endroits où l’on enregistre fréquemment des accidents de circulation mortels qui engendrent de considérables dégâts matériels. Nous apprenons d’une source proche de la subdivision des travaux publics (STP) de M’Chedallah que l’un de ces points noirs situé à proximité du tunnel d’Imesdhurar, l’un des plus meurtriers, vient d’être enfin pris en charge par sa propre régie, et ce, faute de financements sectoriels. L’opération de la STP va consister en la réalisation d’un mur de soutènement et la pose de quelques longueurs de gabions. Cependant, d’autres détériorations de la chaussée tel que le sinistre glissement de terrain sur environ 50 mètres à proximité du pont d’Ighzer Ouhedad à Ath Hamad, sont enregistrées. En effet, des chutes de rochers se sont produites sur ce tronçon. Des rochers occupent une partie de la chaussée sur quelques centaines de mètres suite à la chute d’un énorme pan en plein courbe d’un grand virage. À tout cela, s’ajoute la détérioration de l’ouvrage de drainage des eaux à l’origine d’inondations à la moindre averse de pluie. Toutes ces avaries survenues depuis deux ans attendent toujours leur prise en charge. Sur l’autre versant du col de Tizi-n’Koulal, soit entre le col et le lieu dénommé «la carrière», l’un des plus dangereux tronçons relevant de la wilaya de Tizi-Ouzou, il a été enregistré de dangereuses dégradations. Ce tronçon a bénéficié d’une opération d’entretien sur une distance de 10 km entre le col et Iboudraren, selon notre source. Les travaux sont à l’arrêt depuis le mois d’août passé après la première opération de fraisage. Une opération qui attend d’être complétée par le revêtement de la chaussée complètement défoncée et celle concernant des ouvrages d’accompagnement tel que les ouvrages busés et les glissières de sécurité. Les anciens ouvrages ont glissé sur les bas côté le long de ce tronçon en pente raide qui dépasse les 120 °. Il convient de signaler que la route nationale 30, une des plus fréquentées, réduit de moitié le trajet entre M’Chedallah et Tizi-Ouzou. Le trajet est réduit à seulement 60 km au lieu des 150 km qu’il faut parcourir en ralliant Tizi-Ouzou via Thénia ou Draâ El-Mizan.
Oulaid Soualah
