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La gare routière en souffrance

Créée en 2005, la gare routière de la ville de Seddouk reste toujours au stade d’un terrain vague non bitumé, où stationnent les fourgons desservant plusieurs destinations. Elle a érigée sur un terrain squatté, autrefois, par un citoyen et qui été récupéré par l’APC, alors qu’il abritait une décharge sauvage composée de déchets ménagers et de déblaiements de terre provenant de opérations de terrassement ou de démolition d’anciennes maisons. Les déchets, qui s’y amoncelaient, formaient, alors, un amas géant donnant une image hideuse d’une ville, pourtant, réputée pour sa propreté et les belles vues qu’elle offraient. En 2006, l’assemblée populaire communale a entamé des actions de volontariat en éliminant la décharge sauvage par un arasement de la surface avec des engins et couvrant une partie de celle-ci avec une couche de gravier tout venant. Des années plus tard, l’APC de 2007-2012 lui a destiné une pochette de 4.400.000,00 de dinars, pour le bitumage de la surface, qui devient un bourbier à la moindre averse. Un projet renvoyé, hélas, aux calendes grecques. En effet, il s’inscrit à ce jour, parmi les projets en souffrance que compte l’APC de Seddouk. L’APC actuelle, pour sa part, a réalisé des abribus permettant aux voyageurs de se mettre à l’abri de la pluie, du soleil et du vent. Le délaissement de cette gare routière a été, maintes fois, soulevé par les élus lors de leurs assemblées publiques. Par ailleurs, il est à signaler que ladite gare a été l’objet de convoitises par des promoteurs privés qui ont fait des maquettes où seront construits des locaux commerciaux et des logements. Cette gare routière est d’une superficie étendue, c’est pourquoi une partie de sa surface a été louée durant les années passées pour un citoyen qui organisait un manège pour enfants et une foire commerciale. Aussi, un poulailler construit durant les années 70, sur le coté donnant sur la RN 4, est utilisé par des associations pour l’organisation des expositions, de galas et autres. Cette gare, abritant des fourgons desservant Béjaïa, Akbou, Beni Maouche,&hellip,; ne mérite-t-elle pas un projet digne de ce nom ? Telle est la question que se posent les citoyens de Seddouk.

L Beddar

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