Les retards accumulés dans les différents aménagements urbains accordés à la commune de Béni Maouche, exaspèrent Khaled Loudjani, président de l’APC, qui ne s’est pas fait prier pour exprimer toute sa colère.
Lors d’une déclaration faite à la dépêche de Kabylie, Jeudi passé, il pousse un coup de gueule. «Rentrant dans le cadre des plans sectoriels de développement, les projets d’aménagement urbain, accordés il y a six mois à notre commune par la direction de l’urbanisme et de la construction de Béjaïa, tardent à être réalisés. Le retard engendré par le projet accordé au site groupé de Thala Ouadda dans le village Tizekht est le plus édifiant, car il nous cause d’innombrables problèmes du fait que les trois entreprises spécialisées chacune dans un domaine, qui sont chargées de réaliser ledit projet, n’ont pas encore entamé les travaux. Le comble, c’est que l’entreprise chargée de la réalisation de la tranche «drainage des eaux pluviales» ne daigne pas lancer les travaux, engendrant un retard à l’entreprise chargée de la réalisation de l’éclairage public. Si l’on s’en tient à cela, la troisième entreprise chargée de réaliser le bitumage attend toujours que les deux entreprises, déjà citées, finissent leurs travaux pour pouvoir entamer les travaux de bitumage. Le projet, de même nature, accordé pour le village Aourir est au stade du jugement des offres au niveau de la DUC. Ce retard se répercute sur le projet de la pose de l’éclairage public et celui du bitumage», a expliqué le maire qui, en continuant dans sa plaidoirie, a soulevé le problème du projet de l’aménagement urbain du chef-lieu qui est bloqué à la phase étude, pour des raisons que l’édile communal expliquera en détails. «Le projet de l’aménagement urbain du chef-lieu, dont le financement rentre dans le cadre du plan sectoriel de développement, est en phase de finalisation de l’étude. Nous avons émis certaines réserves du fait que certains tronçons en ville n’ont pas été pris en considération dans cette étude. Nous aimerions voir le responsable du bureau d’études venir à Beni Maouche, pour nous faire un exposé de la situation. Notre but est de constater ensemble les tronçons qui ne sont pas pris en considération que nous lui demanderons d’inclure dans l’étude», a-t-il dit. Quoi que l’on dise, le secteur des travaux publics reste le parent pauvre dans cette commune rurale située en zone montagneuse et éloignée de quelques 80kms de Béjaïa. Les routes desservant les villages Akour, Bouyekni et laâzib Sidi Saddek n’ont jamais bénéficié d’un aménagement en bitume. Néanmoins, la route allant du chemin de wilaya 35 vers le village Ath Boudjella, d’une distance de 2. 5 kms a été prise en charge dans le cadre du budget de wilaya 2016. Qu’est ce qui a crée tous ces retards ? Les villages de Beni Maouche dépendaient de la commune de Béni Chebana jusqu’au découpage administratif de1984 qui a élevé Beni Maouche au rang d’une commune de pleine exercice. Recelant des retards touchant tous les secteurs, les responsables ayant succédé à la tête de la municipalité ont tous contribué au développement de cette commune qui a connu un essor extraordinaire durant les trois dernières décennies, même si la bataille est loin d’être gagnée, tant que des déficits en matière d’infrastructures subsistent encore dans certains secteurs.
L Beddar
