La population de la commune d’Aït Laâziz, à 10km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, est confrontée, depuis maintenant plusieurs années, à une crise aigue en matière d’alimentation en eau potable. Des 35 villages que compte cette commune de montagne, aucun n’est épargné par cette pénurie. Cette dernière s’accentue un peu plus en été. Une période de l’année marquée par une demande très forte en ce liquide précieux et caractérisée, aussi, par un tarissement des sources approvisionnant les foyers de la commune. Il faut préciser que l’approvisionnement des populations de la commune en eau se fait essentiellement à partir des sources situées en montagne. Et un des problèmes majeurs qui se pose au niveau de cette commune, de près de 20. 000 habitants, c’est le fait que les sources d’approvisionnement soient limitées. A elles seules, et avec un débit faible lequel a tendance à chuter en été, elles ne suffisent pas à réponde à une demande d’approvisionnement de plus en plus forte. D’où la réflexion engagée ces dernières années pour trouver des solutions palliatives à travers le recours à de nouvelles ressources hydriques, à même d’atténuer la soif des villageois d’Ait Laaziz. En effet, un important projet, portant sur le raccordement des villages de la commune à partir de Tilsdit, a été inscrit au titre du programme sectoriel du développement (PSD). Un montant de près de 10 milliards de centimes a été alloué au projet. Seulement, et depuis le lancement des travaux, ce dernier a connu plusieurs arrêts. Il y a quelques mois de cela, au mois de novembre exactement, un élu de l’APC a fait part d’un nouvel arrêt des travaux du projet. A l’époque, beaucoup de voix s’étaient élevées, pour dénoncer l’absence de l’implication des services concernés de l’hydraulique face à cette situation qui n’a que trop duré. Selon une source locale, le budget alloué au projet est, d’ores et déjà consommé et les délais de réalisation sont largement dépassés, mais le projet n’est toujours pas réceptionné. Cette semaine, la commission de l’hydraulique de l’APW de Bouira, qui présentait un état des lieux du secteur de l’hydraulique à travers la wilaya, a avancé que le taux de réalisation de ce projet est de 50%. Un taux faible qui n’augure rien de bon. Du coup, la pénurie d’eau à Ath Laaziz risque de perdurer encore longtemps. Dans un chapitre consacré à cette commune au sujet de l’approvisionnement en eau potable, ladite commission reconnait l’existence d’une crise aigue de ce liquide à Ath Laaziz. Elle impute cet état de fait à la faiblesse du débit provenant des sources d’approvisionnement, mais aussi au retard mis dans l’exécution des travaux de raccordement de la commune au barrage de Tilsdit. Le rapport de la même commission révèle que ce sont les populations résidant à l’ouest de la commune qui sont le plus touchées par cette pénurie. Au total, pas moins de 17 quartiers de la région ouest de la commune font face, actuellement, à la crise d’eau, toujours selon ladite commission. Cette dernière ajoute que «dans ces quartiers l’eau est assurée à raison d’une journée sur huit». Parmi les localités touchées, le rapport cite Ibourasen (800 habitants), Laghoual (600 habitants), Ibahrithen (600 habitants), Ialaouchene (800 habitants), et Imbrakene (400 habitants). Il y a aussi les quartiers d’Iachourene, Ikalachene, Maala, Chekouhe, Beni Fouda et Amen Greur.
Djamel M.
