La Dépêche de Kabylie

La drogue à l’Université : la cote d’alerte !

S. Ait Hamouda

La drogue, rien que ça, fait des ravages parmi les étudiants à Tizi-Ouzou. Ils sont plus de 11, 04 % à avouer en consommer et même la dure, la cocaïne, dont plus de 12% ont font usage. Il est effarant au vu du nombre qui use et abuse de ces produits euphorisants dans la population estudiantine des deux sexes. Il arrive que le jeune puisse se retrouver, une fois devant cette matière et qu’il en goûte, soit, mais devenir un drogué, avec addiction ad vitam aeternam, il pose de sérieux problèmes de santé publique. Que l’on prenne cette histoire, de quelque côté que l’on veut, on ne saurait ni proposer, ni convenir, ni suggérer la moindre solution. À part la coercition la plus sévère, surtout envers les dealers, parce qu’ils menacent la société dans ce qu’elle a de plus éclairé, de plus noble, car à travers cette catégorie, ils étendent la menace aux structures même du peuple. Ce qu’on appelle faussement les «paradis artificiels» ne sont en réalité qu’expression euphémique de ce qui devrait s’appeler poison universel, au bas mot. Il n’en demeure pas moins que ceux qui touchent aux drogues douces ou dures, la différence n’est pas énorme, doivent faire le distinguo, entre une vie saine et une vie de bohème, une vie d’étudiant et une vie de drogué, une vie de déglingué et une vie saine. Il n’est pas d’équilibre entre les unes et les autres. Tout le monde sait les effets et les dangers que représentent fumer un joint et devenir accroc à la consommation à la drogue en général, mais allez expliquer à un étudiant, lycéen ou autre ce qu’il encourt en en consommant. Il sait que c’est un mal, mais un mal voulu, désiré, envers et contre soi. Il est vrai que les services de sécurité s’échinent à éradiquer ce phénomène mais comment le pourraient-ils sans les citoyens, sans les parents conscients du danger qui menace leurs enfants. Quels que soient les contextes socioculturels, l’adolescence est une période privilégiée de quêtes et d’expérimentations nouvelles, propices à l’adoption de comportements à risque. La consommation de drogue appartient à cette panoplie de comportements dont les adolescents sont particulièrement friands. Mais il faut savoir les protéger, les prévenir contre ces tentations diaboliques.

S. A. H.

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