équipe nationale Leekens forcé à la démission – «Merci pour ce moment»

Un peu comme toutes les blondes ne sont pas forcément « bêtes », il y a aussi de ces histoires belges qui ne font pas forcément rire non plus.

Du tout, même ! à l’image de ce second épisode de Leekens à la tête de la sélection nationale qui s’achève enfin comme un brin de soulagement, après un effroyable cauchemar, pour les Algériens et avec beaucoup de frustrations pour le concerné. Oui oui, il s’en va vraiment, frustré sans doute, lui qui a tenté jusqu’à la dernière minute de s’accrocher, malgré tous les dégâts qu’il se devait d’assumer en tant que premier responsable technique (enfin du moins officiellement sur papier il l’a été) de l’équipe. La preuve, jusqu’aux ultimes secondes de son existence en tant que sélectionneur du club Algérie, il n’a à aucun moment songé à parler de son départ. Niet. Dans toutes les interventions qu’il a eu à faire, que ce soit à l’issue de l’entrée ratée face au Zimbabwe, ou lors de la déculottée devant la Tunisie, ou encore après l’humiliante dernière face à la réserve sénégalaise, il n’a à aucun moment montré la moindre gêne de commenter ses déroutes. Comme s’il regardait tout le monde de haut, il ne faisait que des constats qu’il promettait de corriger. Comme s’il n’avait rien à y voir. Il s’est même sacrifié à faire le con en narguant et irritant les Algériens à parler d’objectifs à venir, de la Russie… C’est quand même osé de parler d’avenir, du lointain 2019, après un tel parcours ! Vraiment gonflé le mec ! C’est ce qu’on appelle dans le jargon algérien «avoir une face costaud» (explication approximative : qui n’a pas froid aux yeux, ni il rougit d’une quelconque honte). Le personnage est-il pour autant à blâmer sur cette piètre prestation théâtrale à laquelle s’est adonnée l’Algérie lors de ce tournoi ? Réponse toute bête : Peut-être. Oui, juste peut-être ! Car la première responsabilité revient, logiquement, à son employeur qui l’a fait, non pas venir mais, revenir avant de lui demander hier matin de repartir. Et il s’est exécuté. Comme si de rien n’était. Docile tout de même le Belge ! Mais ce départ suffira-t-il pour autant à réhabiliter cette équipe nationale ? Pas si sûr, si les ingrédients qui ont généré cette déroute Leekens restent en place. Surtout que ce n’est pas la première du genre ! Mais bon ! En attendant peut-être ces jours meilleurs, l’équipe a quitté le Gabon hier. Pitoyable et ridicule était à la fois l’image qu’offraient les joueurs à l’aéroport de Franceville au moment de descendre du bus pour rejoindre l’avion qui les ramenait sur Alger. Ils trimbalaient chacun sous le coude, à défaut de la coupe d’Afrique, un oreiller…Voilà c’est le dernier tableau offert par la sélection dans cette CAN 2017. La coupe d’Afrique restera, elle, du moins pour cette année encore, un rêve. Un beau rêve auquel avaient conviée l’Algérie à embarquer Raouraoua et Leekens. Mais triste a été sa fin. Un crash dès le décollage. Ca fait mal ! Vraiment mal ! Tout de même, comme dirait l’autre en pareils moments d’extrême déception et de colère : «Merci pour ce moment».

Sandra Nizab.