Titem Hachemi, maire de Benidjellil, dit tenter désespérément de sensibiliser les responsables à l’effet de lui accorder un projet de lycée dont la demande, faite il y a bien longtemps, n’a pas cessé d’être relancée par ses soins. Sollicité pour donner plus de précisions, il dira : «Ce n’est qu’après avoir réuni toutes les conditions que nous avons pris attache avec la direction de l’éducation en lui adressant un dossier comprenant un choix de terrain fait par une commission sur une assiette foncière de 800m2, soit une superficie adéquate pour l’implantation d’un lycée. Nous avons même complété notre dossier il y a environ trois ans par l’envoi d’une fiche technique y afférente. Là la direction de l’éducation nous a informés qu’une demande d’inscription d’un lycée a été adressée par ses soins au ministère de tutelle. Un geste que nous avons beaucoup apprécié au départ. Mais malheureusement, notre espoir a fini tout bonnement en illusion, car aucune réponse ne nous a été rendue depuis trois ans. Pour ce qui est des arguments donnés, que nous jugeons très valables, nous avons expliqué que, chaque année, pas moins de 400 lycéens errent à travers les lycées de Sidi Aich, El-kseur,Timezrit et Beni Maouche. On se charge des déplacements des internes en mettant à leur disposition des bus qui les déposent chez eux les dimanches matin, et les ramènent les jeudis soir. Nous recourons même aux bus privés que nous louons et la commune paie une facture de transport bien salée pour cela. Pour ceux qui ne bénéficient pas de l’internat, en plus de se lever tôt le matin pour rentrer tard le soir, les charges de leurs parents s’alourdissent. Le lycée que nous avons demandé résoudra beaucoup de problèmes à la commune, aux parents et aux lycéens», a fait savoir le maire de Benidjellil qui dit ne pas désespérer de voir sa commune disposer dans un avenir, peut-être proche, d’un lycée comme la majorité des communes de la wilaya.
L. Beddar
