L’environnement n’est guère reluisant à Draâ Ben Khedda. C’est comme si ce n’est le souci de personne. L’incivisme fait des ravages. Le canal est obstrué de toutes sortes de déchets, y compris des débris de matériaux de construction et des sacs d’ordures ménagères, de fruits et de légumes pourris et jetés à l’emporte pièce, ici et là. Sur plusieurs dizaines de mètres, le canal qui déverse ses eaux dans l’oued Bouguedoura, est rempli de déchets qui empêchent l’écoulement des eaux qui stagnent sur plusieurs endroits, dégageant des odeurs nauséabondes et constituant des foyers de reproduction de rongeurs et de moustiques. Aux alentours, le centre commercial, ex Souk el fellah, ne cesse de s’étendre, faisant fi des limites qui lui ont été attribuées. Les trottoirs du boulevard Larbaoui, pour ne citer que cet exemple, dans ce quartier, sont squattés sur la moitié de la largeur du trottoir par différentes marchandises: fruits et légumes, matériaux de construction, quincaillerie, articles ménagers, articles de sports, meubles… Le stade scolaire dont la problématique défie toutes les chroniques est toujours un espace de stationnement pour les poids-lourds, de jour comme de nuit et cela dure depuis des décennies.
M. A. T.
