Les fonctionnaires de Béjaïa ont répondu en nombre à l’appel à la grève et à la marche lancé pour la journée d’hier par le syndicat SNAPAP qui est lui-même affilié au syndicat CGATA (Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie). Ces fonctionnaires qui sont soutenus par le FFS et le MDS exercent dans les secteurs de l’Enseignement supérieur, l’Éducation, la Santé, les Travaux publics, les CFPA, l’Équipement et surtout dans les communes. D’après Bouariche Djamal, membre de la fédération nationale des communaux, «les personnels de 48 communes sur les 53 que compte la wilaya de Béjaïa, sont affiliés au SNAPAP». Les marcheurs ont battu le pavé, hier à partir de 11 heures, depuis l’esplanade de la Maison de la culture Taos Amrouche jusqu’au siège de la wilaya. «Les marcheurs étaient surtout constitués de communaux. Mais la plupart des fonctionnaires qui adhèrent au SNAPAP sont des femmes, et notre société étant ce qu’elle est, beaucoup d’entre elles ont été empêchées par leurs parents ou leur mari de prendre part à la marche». Le long du trajet, les carrés de marcheurs qui portaient des banderoles où on pouvait lire entre autres «Stop à l’esclavage moderne» ou «Halte au salaire de la honte», n’ont pas manqué de scander des slogans du genre : «Aujourd’hui, demain, le SNAPAP existera toujours». Devant le siège de la wilaya, des prises de paroles ont été organisées et les orateurs ont, tour à tour, repris les revendications portées sur la déclaration-appel du syndicat, à savoir un salaire selon le pouvoir d’achat, la révision du régime indemnitaire, la révision du statut général de la fonction publique, la révision du statut particulier, la médecine du travail, l’intégration des syndicalistes et des travailleurs suspendus pour leurs activités syndicales, la régularisation de la situation financière et administrative des 159 ouvriers professionnels de l’Éducation nationale, le respect de la liberté syndicale et l’octroi d’un siège pour la coordination de wilaya. Des orateurs ont également rejeté le nouveau code du travail, la diminution des allocations familiales, la nouvelle définition du SNMG, la loi des finances 2017 et la loi de la retraite.
B. Mouhoub
