Un citoyen de la localité d’Ighzer Nchevel qui est allé se réfugier en compagnie de sa petite famille (sa femme et ses deux enfants) au siège de l’APC a été transféré et relogé, «momentanément dans une classe désaffectée à l’école primaire du village Aït Ali. Il s’agit des classes construites il y a de cela huit ans dans le cadre de l’extension de la dite école mais qui n’ont jamais été utilisées faute d’élèves», explique le maire de Boghni. «L’habitation, qui a été mise à ma disposition par un villageois, s’est effondrée lors des chutes de neige et de pluie. Des rochers se sont, alors, écrasés sur le taudis qui a fini par céder. Du coup, je me suis retrouvé sans domicile avec ma femme et mes deux enfants, dont un bébé de 30 jours seulement», expliquait pour sa part le concerné, Lounis Hakim, père de famille âgé de 39 ans. Et de poursuivre : «J’ai passé deux nuits dehors avec ma femme et mes enfants. Mais, avec l’extrême froid de ces jours ci, nous n’avons eu d’autres choix que de nous abriter au siège de la mairie, en attendant une solution. La protection civile, l’APC et notre comité de village sont venu constater l’effondrement de mon habitation et un PV a été établi. Cependant, aucune solution ne m’est, encore, proposée». L’infortuné ajoutera : «Etant moi-même handicapé avec un bébé malade, je ne peux vivre dehors. Mes frères n’ont rien à m’offrir. J’exhorte, alors, les bienfaiteurs et les autorités à trouver une solution à notre cas. Je ne demande qu’un toit pour loger les miens et une aide pour soigner mon bébé». Le père de famille précisera «Jeudi dernier dans la matinée, le P/APC et le chef de daïra sont venus me voir à la mairie. En les voyant s’approcher, je me suis dit qu’ils ont quelque chose à me proposer, mais, au lieu de ça, ils nous ont sommés de quitter les lieux et de voir ailleurs. Je n’ai nulle part où aller. J’y suis, j’y reste ! S’ils nous mettent dehors, nous reviendrons ! Je n’ai pas d’autres choix. Qui peut s’aventurer à vivre dehors avec femme et enfants par ce temps hivernal et d’insécurité ?», enchainera t-il encore avant d’avoir eu connaissance de la décision prise par l’APC à sa faveurs. Le maire ajoute que son relogement à cette classe n’est toutefois que provisoire puisque le cas «vraiment social» avoue le maire sera pris en charge dans le cadre du prochain programme municipal de relogement.
Hocine T.
