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Les gardes communaux préparent leur congrès

Le mouvement national de la garde communale, après des années de tergiversation, a visiblement tranché pour une meilleure structuration. D’ailleurs, le bureau de Tizi-Ouzou de ce corps s’est réuni, mercredi dernier, pour préparer le congrès. « Tout d’abord, nous avons fait l’évaluation de toutes nos actions depuis l’historique sit-in de Ain Defla. Certes, nous n’avons pas encore obtenu tous nos droits, mais, il faut reconnaître que nous avons arraché quelques uns en attendant d’autres. Pour le moment, les cartes de retraités sont arrivées à la wilaya. Elles sont en train d’être distribuées. Déjà c’est un signe de reconnaissance que nous avons servi ce corps », nous répondra M. Yahia Arab, en sa qualité de coordinateur dudit mouvement au niveau de la wilaya. Il ajoutera : « Nous prenons acte de ces cartes, cependant, nous souhaitons connaître dans les prochains jours les avantages qu’aura le garde communal détenteur de cette carte ». Par ailleurs, il nous apprendra que pas moins d’une centaine de gardes communaux ont pris part à la réunion. « Notre rencontre avait pour ordre du jour principal la préparation du congrès. En tout cas, celui-ci aura lieu au courant du mois de février. Nous nous réunirons encore une autre fois le neuf février prochain pour arrêter la date et le lieu où aura lieu le congrès national qui regroupera les 48 wilayas du pays », précisera-t-il. Concernant justement ce congrès, il nous confiera que les bases du mouvement ainsi que ses instances seront tracées dès sa tenue. Pour notre interlocuteur, c’est surtout la reconnaissance morale de ce corps qui est l’essence du combat mené depuis des années. « Nous ne demandons pas à avoir des droits plus que les autres Algériens. Mais, qu’on soit reconnus comme tels parce que nous nous sommes sacrifiés pour cette patrie et nous resterons toujours mobilisés dès que le devoir de la protéger nous appellera. Il faudrait quand même en contre partie que nos gouvernants nous reconnaissent en nous donnant le statut qui nous revient de droit. Le garde communal fait partie des forces vives de la nation », conclura M. Yahia Arab convaincu que le congrès aura bel et bien lieu et qu’il sera déterminant pour aller de l’avant jusqu’à l’aboutissement des revendications de ces hommes qui se sont sacrifiés pour le retour à la paix au moment où les fondements de la nation ne tenaient qu’à un fil.

Amar Ouramdane

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