Anarchie dans les transports !

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à Ath-Leqsar, une commune sise à 24 km au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, la crise du transport continue à susciter colère et indignation des habitants.

En plus du manque des moyens de transport, il est aussi signalé des insuffisances en matière de commodités de voyage. À cela viennent s’ajouter des perturbations dans les dessertes et une anarchie créée par les transporteurs ne disposant pas d’autorisation d’exploiter la ligne. En effet, sur les lieux, on n’y remarque aucun abribus, ni banc digne de ce nom. Les chauffeurs de taxi individuel se plaignent des clandestins alors que les conducteurs de fourgons de transport, leurs voisins de station, sont contraints de faire face au même problème, celui de la multiplication de transporteurs clandestins nombreux à y exercer en toute illégalité. Selon les usagers du transport rencontrés sur place, les clandestins sont à l’affût partout dans la commune et ne cessent de pulluler au fil des jours. Même l’espace dédié aux stationnements est très restreint et ne suffit pas pour accueillir tous les transporteurs. De nombreux fourgons et bus qui ne trouvent pas de place se rabattent sur le milieu de la route principale, le CW24, gênant de facto les usagers. À présent, la délocalisation de l’arrêt des fourgons et taxis est plus qu’indispensable. Et l’initiative de construire une gare routière serait la bienvenue car elle réduirait à fortiori les problèmes des usagers et des conducteurs dont le quotidien est envenimé par le stationnement anarchique. Juste à côté de ladite station de bus, la même situation se répète avec les taxieurs qui se bousculent dans une station loin de répondre aux normes. «Au contraire, les problèmes liés aux transports empirent de jour en jour, suffoquant de plus en plus le centre-ville», regrette Djamel, un habitant de ladite commune. Pour rappel, les services de la police empêchent, depuis le mois dernier, les transporteurs de voyageurs clandestins desservant Ath-Leqsar vers Bechloul d’exercer. La police juge leur activité illégale, vu que ces transporteurs ne disposent pas d’autorisation de travail. Chose qui n’a malheureusement pas intimidé les clandestins qui continuent à poursuivre le travail et à commettre ainsi des infractions.

Aziz C.

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