L’intersyndicale autonome de la fonction publique ne semble pas reculer face à la position inflexible des pouvoirs publics.
Les 14 syndicats la constituant se sont réunis, hier, pour dégager «un plan d’action plus radical», afin d’exiger «le maintien de la retraite anticipée et de la retraite sans condition d’âge». Après un mois de répit, l’intersyndicale a décidé d’organiser un rassemblement national, le 25 février prochain, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il a été décidé également lors de cette réunion d’organiser, le 18 février, une journée d’étude sur l’inégalité de la réforme de la retraite. Il y a lieu de rappeler que l’intersyndicale avait déjà annoncé un durcissement du mouvement après les quatre rassemblements régionaux du 28 janvier dernier, dans les wilayas de Blida, Batna, Ouargla et Oran. Ces syndicats ont déploré le fait que «plusieurs mois après la décision unilatérale prise au sein de la tripartite de supprimer la retraite proportionnelle et la retraite sans condition d’âge, le gouvernement persiste à vouloir imposer le fait accompli». Pour faire plus de pression sur les pouvoirs publics, l’intersyndicale de la fonction publique (éducation, santé publique, agriculture, formation professionnelle, administration publique, électricité et gaz, ainsi que les postiers), a lancé une pétition en quête d’un million de signatures pour geler la décision relative à la suppression de la retraite anticipée et la retraite sans condition d’âge. L’intersyndicale a également appelé «le président de la République à intervenir pour faire annuler le nouveau texte de loi et associer les syndicats autonomes au débat des projets de loi afférents au monde du travail». L’intersyndicale a tenu par ailleurs à renouveler «son attachement au dialogue et à la négociation avec les pouvoirs publics au sujet de tous les projets de loi qui intéressent le monde du travail», en sa qualité de «représentant légitime des travailleurs salariés». Ces syndicats ont réitéré «la volonté de leurs adhérents d’aller plus loin dans leur lutte syndicale afin de faire valoir leurs revendications». À rappeler que ces formations syndicales exigent «l’annulation de la réforme du système de retraite, ainsi que la participation des partenaires sociaux à la préparation de la nouvelle loi de travail». Les syndicats autonomes réclament «la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs».
L.O.Challal

