«Le sport est un adjuvant pour les études»

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Pour un premier essai, c’était un coup de maître. Le jeune boxeur Abdellah Chertouh a décroché la première place au championnat de wilaya de kick-boxing qui s’est déroulé récemment à Draâ Ben Khedda.

La Dépêche de Kabylie : Après ce titre, peut-on connaître vos impressions ?

Abdellah Chertouh : Je suis très content du titre de champion de wilaya. Une fierté pour moi, pour ma famille et pour mon village Tala Athmane. Je ne m’attendais pas à ce sacre, puisque c’est ma première participation. Je me suis dit que c’est une bonne expérience à mettre dans ma carrière. De toute façon, nous sommes appelés, de fait, à ce genre de rencontres. Mais grâce aux encouragements de mon entraîneur qui avait confiance en moi et qui m’a boosté, j’ai pu décrocher la première place dans ce championnat de wilaya en attendant le championnat national.

Depuis quand avez-vous commencé à pratiquer ce sport ?

J’ai commencé les entraînements depuis deux ans. Cela fait une année que je suis avec mon entraîneur actuel, Aziz Benkanoun, lui aussi est un champion qui a participé non seulement aux compétitions nationales mais aussi internationales.

Y a-t-il d’autres graines de stars comme vous dans votre association ?

Oui, auparavant, il y avait de bons athlètes dans toutes les disciplines (kick-boxing, full contact et autres), mais à cause des conditions difficiles d’entraînement, la majorité a abandonné. La salle d’entraînement ne nous offre même pas le strict minimum. Nous travaillons dans des conditions lamentables, ce qui a découragé un nombre important d’athlètes qui se sont retirés.

Vous arrivez à concilier sport et études ?

Contrairement aux idées reçues de la majorité des parents d’élèves, le sport est un adjuvant pour les études. Le sport m’aide dans mes études. Comment ? Je me sens toujours en forme, ce qui me pousse à bien travailler en classe et à réviser à la maison. Je me sens moins stressé. C’est pour cela que j’invite les élèves à s’investir dans ce domaine. Une bonne manière aussi pour éviter les fléaux sociaux qui guettent notre société. Pour ma part, c’est mes parents qui m’ont poussé à pratiquer le sport.

Un mot pour conclure…

J’espère atteindre le summum du championnat national, puis le championnat d’Afrique et pourquoi pas le mondial. Je remercie infiniment tous les gens qui m’ont aidé de près ou de loin, les membres de l’ITA, mon entraîneur et surtout les citoyens de mon village.

Propos recueillis par Hocine Moula

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