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Quel respect pour le piéton ?

Les habitants de la daïra de Bouzeguène qui fréquentent quotidiennement le chef-lieu crient à l’anarchie qui règne dans leur cité.

Les choses tardent à rentrer dans l’ordre à Bouzeguène et les citoyens ont ras-le-bol du désordre, notamment des trottoirs squattés. En effet, au niveau du chef-lieu, les trottoirs sont continuellement occupés par les véhicules, notamment des fourgons de transport, la marchandise des commerçants, et même par des chaises, et ce, au vu et au su de tous, même de la sûreté de daïra et de l’APC qui ont, pourtant, promis une solution depuis des années. «Je ramène chaque jour ma fille à la crèche qui se trouve à côté des superettes «Hanouti». Je regrette de devoir passer par la voie réservée aux automobilistes, m’exposant à tous les dangers, ainsi que ma fille, parce que des conducteurs, sans scrupules, squattent les espaces réservés aux piétons. Le comble c’est qu’une fois, un des automobilistes m’a sommée de me dépêcher pour lui permettre de stationner son véhicule. Étant donné que sa requête n’avait aucun sens, j’ai protesté, j’ai, alors, eu droit à toutes sortes de noms d’oiseaux de sa part. C’est triste de ne pas se sentir en sécurité. Où sont les autorités ? Où est la police ? On risque notre vie. Jusqu’à quand va durer cette anarchie?», s’interroge une citoyenne. Le flux de voitures et le manque de civisme ne sont pas les seules causes de la situation qui prévaut présentement dans une région qui n’a bénéficié, pour rappel, d’aucun plan de circulation. En effet, les trottoirs sont au même niveau que la chaussée et les arrêts de fourgons se situent dans des endroits improvisés et exigus. «La police nous a demandé à maintes fois de nous organiser. Mais comment s’organiser en l’absence d’espaces adéquats? Nous sommes au service de la population. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas là pour nuire à la circulation. La moindre des choses est d’aménager une station de fourgons digne de ce nom au centre-ville pour tous les transporteurs de différents villages. Les autorités concernées doivent mettre fin à cette pagaille qui nous stresse à plus d’un titre», dira un transporteur. Signalons, par ailleurs que des déchets sont éparpillés sur les espaces qui ne sont pas occupés par les commerçants et les automobilistes. Et là encore, les citoyens prennent la fuite ou se bouchent le nez pour ne pas respirer les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent à longueur de journée. «Les seuls moments où on profite d’un peu de répit et des bienfaits de la marche, sont durant les journées de neige», dira un citoyen. «Ainsi est le quotidien des habitants de Bouzeguène qui se heurtent aux maux dus à l’absence de sérieuses prises en charge et au laisser-aller des autorités», ajoute un autre habitant. Dès lors, les habitants de Bouzeguène prient les services concernés d’intervenir en vue de mettre fin à cette anarchie étouffante. Pour cela, et de l’avis des citoyens, un plan de circulation s’avère d’une urgente nécessité. «Veiller sur la sécurité des citoyens et des biens relève de la tâche du maire et de la sûreté», renchérit une piétonne.

Fatima Ameziane

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