Des chiens errants menaçants!

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Même si l’APC programme presque tous les trois mois une campagne d’abattage de chiens errants, ces derniers ne cessent de proliférer. Ces canidés sont menaçants et s’attaquent aux passants. En effet, avant-hier dans la matinée, l’un d’eux a sauté sur un écolier au niveau de la cité «9 logements LSP». Sans l’intervention d’un passant, ce petit serait mordu et même déchiqueté. «On doit accompagner nos enfants tous les matins. Ces chiens, qui ont envahi notre cité ces derniers jours, les guettent notamment tout près des bacs à ordures, déposés en face de la bibliothèque communale. Il y a au moins une dizaine qui rode dans les parages. Et pratiquement, ce sont dans tous les quartiers qu’on les voit », répond le grand-père de ce petit garçon à peine âgé de sept ans. « Nous programmons des campagnes d’abattage. Juste quelques jours après le passage des chasseurs, d’autres meutes arrivent sur les lieux. Il faut dire que ces chiens bâtards n’ont pas de propriétaires. On ne peut pas savoir à qui ils appartiennent, sinon pour les autres ils sont mis en fourrière. Et puis, maintenant, c’est la reproduction de ces bêtes, il faudrait attendre l’arrivée d’autres cohortes. En tout cas, nous ne tarderons pas à lancer une autre battue, même si nous n’avons pas assez d’argent pour de telles opérations. On n’a pas le choix, il faudrait sécuriser nos concitoyens », confie une source proche de l’APC. De son côté, le président de l’association des chasseurs Ourchène Djurdjura confie que toutes les opérations menées par son équipé étaient fructueuses. « La dernière fois que nous avons intervenu en ville, nous avons éliminé pas moins d’une cinquantaine de chiens qui fréquentaient notamment les décharges et certains endroits, tel le marché de la ville », renseigne-t-il. En tout cas, les résidents des différents quartiers et cités de la ville attendent avec impatience le retour de ces chasseurs qui les soulageront de ce phénomène qui aura pris des proportions alarmantes. « Ils sont beaucoup qui manquent de civisme. Sinon, lorsque quelqu’un ne peut pas s’occuper d’une telle bête, pourquoi l’élève-t-il ? », s’interroge ce résident du lotissement Belaouche qui dira avoir même peur d’aller faire sa prière à la mosquée.

Amar Ouramdane

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