Il faut reconnaître que si la subdivision des travaux publics a veillé durant tout l’épisode de pluies de janvier et début février sur la RN 25 qui traverse le territoire de la commune parce qu’elle dispose d’un personnel, ce n’est pas le cas des chemins communaux dépendant de la compétence de la collectivité locale. « Nous n’avons pas les moyens de nettoyer les fossés. Il n’y a pas de service spécifique pour cette tâche. Tout de même, quand c’est vraiment une urgence, nous dégageons quelques travailleurs chargés de la voirie du chef-lieu de s’occuper de la tâche », nous confie une source proche de l’APC. Parce que, nous dit-on, de telles opérations étaient généralement confiées à des tâcherons dans le cadre des opérations de « Blanche Algérie ». « D’ailleurs, comme il nous reste une tranche de l’ancien programme, nous avons confié le chemin d’Iâllalen dans ce cadre », ajoute la même source. Effectivement, la quasi-totalité des chemins ne sont pas entretenus. Dès qu’on emprunte l’un d’eux, on voit tous ces détritus charriés par les eaux pluviales joncher la chaussée tandis que les fossés sont entièrement obstrués de gravats et autres immondices. Ceci endommage l’état du bitume. Pour notre source, il est temps de rétablir les régies communales d’antan qui prendraient en charge quelques tâches comme celles-ci. « Il faudrait permettre aux APC de recruter des cantonniers qui se chargeront durant toute l’année par exemple de l’entretien des chemins communaux et vicinaux, du nettoyage des cimetières et des écoles primaires d’autant plus que maintenant le dispositif du filet social est trop réduit, ce qui limite les opérations programmées dans le cadre d’utilité publique », propose la même source. Ceci a été dicté par la Ministre de la solidarité nationale qui a agi suite aux instructions du Premier ministre au sujet de la rationalisation des dépenses publiques dans des orientations qu’elle a données aux walis puis transmises au chefs de daïras et aux présidents d’APC en août dernier. Ces orientations ont signifié aux maires de surseoir au lancement de tous les projets inscrits au titre des programmes de développement communautaire, aux programmes des travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre (Tup-Humo) » Blanche-Algérie ». C’est dire que même les opérations inscrites dans le cadre de ce dernier plan ne peuvent avoir lieu. Pourtant, depuis le lancement de ce programme au début des années 2000, les APC étaient soulagées dans de nombreux volets. Il faudrait donc, attendre d’autres mesures pour venir à bout de l’entretien de chemins bitumés qui risquent de perdre leur asphalte d’ici là.
Amar Ouramdane
