Tout comme dans de nombreuses localités de la wilaya, l’aire réservée à l’apprentissage des candidats à la conduite automobile est exigue. En effet, celle sise au village agricole d’Adila, à cinq kilomètres à la sortie de la ville vers Chabet El Ameur (Boumerdès), ne répond pas aux normes exigées en la matière. Les dix gérants des auto-écoles interpellent les autorités et les responsables concernés à améliorer un tant soit peu leurs conditions de travail. « C’est un espace auquel manque des aménagements nécessaires. Nous demandons à ce qu’il soit doté d’au moins de sanitaires et d’abris aux candidats. Qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud, nos candidats doivent attendre leur tour sous la pluie ou la chaleur. Ceci d’une part. Et d’autre part, ils ne trouvent aucune toilette à proximité », nous confie l’un d’eux. Et de poursuivre: « Cet endroit ne répond plus à la forte demande. Quand deux ou trois moniteurs arrivent sur les lieux pour exercer leurs candidats par exemple à la manœuvre du créneau, l’un d’eux doit aller faire faire cet exercice sur les abords de la RN68 avec tous les dangers qu’encourent les apprenants. Donc, nous demandons non seulement l’aménagement de l’actuelle aire mais aussi de prévoir au moins un autre endroit pour permettre aux moniteurs de travailler dans des conditions acceptables ». Effectivement, notre interlocuteur a bel et bien raison ainsi d’autant plus que les instructions données aux moniteurs par leur tutelle est de dispenser des séances pratiques à leurs candidats comme il se doit parce que, soulignons-le, les admis aux examens pratiques ne maîtrisent pas suffisamment les règles alimentaires de conduite. « Nous n’apprenons pas bien le créneau parce qu’à cause de l’exigüité du circuit, nos moniteurs préfèrent aller dans d’autres endroits qui ne répondent pas eux aussi aux conditions optimales de conduite et autres créneaux », nous répond un candidat. Notons que le montant exigé par les gérants d’auto-écoles est de 25 000 dinars et on croit savoir que celui-ci passerait au double dans quelques mois.
Amar Ouramdane
