Un éternel chantier

Les citoyens de la commune de Seddouk, les visiteurs et les personnes traversant cette localité sont médusés par l’état affreux du chef-lieu communal et de daïra de Seddouk, jadis surnommée « la ville des citronniers ». Les voies d’accès vers les quartiers et cités, ainsi que les venelles intérieures connaissent un stade avancé de délabrement dû au manque d’entretien et d’aménagement digne de ce nom. Cela inquiète les habitants qui ne savent plus à qui s’adresser pour qu’il soit enfin mis fin à une situation qui n’a que trop duré, se désolent-ils. Ce pitoyable état a été aggravé par les travaux de l’installation du gaz. En effet, l’entreprise après son passage n’a pas daigné remettre en l’état, après la fin des travaux, tout ce qui a été détérioré. Ainsi, les chaussées obstruées en différents endroits dans chaque ruelle et quartier de la ville, présentent des tranchées profondes qui mettent à rude épreuves les véhicules de passage. Plusieurs automobilistes préfèrent marcher à pied, plutôt que de circuler en voiture avec le risque d’y laisser leur pot d’échappement qu’on entend souvent grincer au contact du sol. Les trottoirs totalement défoncés n’ont pas été réaménagés non plus et sont devenus des dangers permanents pour les piétons, notamment les personnes vulnérables telles que les jeunes enfants, les vieillards et les handicapés. Leur état lamentable, boueux et caillouteux a provoqué plusieurs accidents aux passants, notamment aux riverains qui n’ont pas d’autres choix. Beaucoup de citoyens prenant leur mal en patience, ne peuvent malheureusement que constater avec amertume, l’état de désolation de leur ville, tout en restant suspendus à l’espoir d’une éventuelle décision des autorités locales parant au plus urgent et dans les plus brefs délais, par un projet global de réhabilitation des chaussées et trottoirs défoncés.

L. Beddar