L’association nationale des commerçants et artisans (ANCA) a mis en avant, hier à Alger, la nécessité de mettre en place un marché de gros au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. «On appelle les autorités concernées à construire un marché de gros dans la wilaya de Tizi-Ouzou, afin de faciliter l’attache aux commerçants», a plaidé le président du bureau de l’ANCA à Tizi-Ouzou, lors d’une conférence de presse animée par son organisation syndicale au forum du quotidien «El Mihwar», sur l’augmentation des prix des produits alimentaires. L’interlocuteur a déploré «la dégradation» du pouvoir d’achat des citoyens de cette wilaya à cause de l’absence de réelles activités commerciales et industrielles. «Tizi-Ouzou ne possède pas un vrai commerce», a-t-il regretté. Par ailleurs, abordant l’augmentation du prix de la pomme de terre, qui est à 90 DA le kilo sur le marché national, le président de la commission nationale des mandataires des fruits et légumes, Mohamed Medjber, a mis en cause les responsables des chambres froides «qui prennent le monopole de ce produit alimentaire de large consommation». «Depuis 1962, on arrive pas à trouver une solution ferme au problème du prix de la pomme de terre», a martelé M. Medjber. A cet effet, ce dernier a tenu à saluer les récentes déclarations du ministre de l’agriculture concernant les sanctions qui seront prises à l’encontre des auteurs de ces pratiques illégales. Pour ce qui est du prix de l’ail, qui a atteint les 1400 DA le kilo, l’interlocuteur a assuré qu’il sera revu à la baisse dès le mois d’avril prochain. Dans ce sillage, le président de l’ANCA, El Hadj Tahar Boulenouar, a avancé plusieurs facteurs qui sont derrière la déstabilisation des prix de différents produits alimentaires. Il s’agit en premier lieu de l’absence de marchés de proximité au niveau national, ce qui crée, a-t-il soutenu, une grande différence entre le prix du gros et celui du détail. Aussi, il a pointé du doigt la production nationale qui «ne satisfait pas la demande locale». Dans ce contexte, M. Boulenouar a souligné la nécessité de mettre en place des unités de transformation agricole, pour encourager les agriculteurs à augmenter leur production.
Samira Saïdj
