En dépit de l’opposition des commerçants qui avaient observé une grève mercredi dernier pour dénoncer son installation en ville (1 mars -15 mars), la foire commerciale est bel et bien en place. En effet, depuis le début du mois, tous les stands sont ouverts. Pour cette fois-ci, il faut rapporter que les exposants sont venus de nombreuses wilayas du pays. Ils sont de Sétif, d’Alger, de Boumerdès, de Bordj Bou Arredj, de Tizi-Ouzou, de Tipaza… Vraiment, cette diversité annonce déjà un rendez-vous exceptionnel d’autant plus que les organisateurs ont prévu un manège pour les enfants. D’ailleurs, dès son inauguration, l’affluence était nombreuse. Déjà pour les deux premiers jours, on nous a annoncé que plus de deux mille tickets d’entrée ont été vendus. C’est dire que c’est déjà très important. Concernant l’organisation, il nous a été donné de constater, dans notre virée sur les lieux, que tout est mis en place pour que les clients trouvent facilement les articles qu’ils cherchent. Car, soulignons-le, il y a une répartition bien réfléchie des produits exposés : les vêtements à part, la literie juste à côté, puis ce sont les articles de ménage. Tout est en ordre. Faire le déplacement à l’intérieur du chapiteau et des stands est aisé. « C’est encore formidable d’accueillir une foire chez nous d’autant plus qu’il fait beau. Ce n’est pas comme l’année dernière lorsque tout a été inondé suite aux fortes pluies. Aujourd’hui, c’est une journée printanière (jeudi). Vous voyez que c’est très animé », nous répond une dame qui tenait déjà deux couettes et d’autres ustensiles de cuisine. En tout cas, beaucoup de personnes étaient venues par simple curiosité parce qu’elles attendent les derniers jours. « J’ai fait un tour. Les prix sont très abordables si on les compare à ceux des magasins. Mais pour acheter, ce n’est pas encore le moment. Généralement, ce n’est qu’à la clôture que des remises seront décidées », nous dit une autre dame. Du côté des jeux pour enfants, il faudrait beaucoup de patience parce qu’il y a beaucoup d’enfants accompagnés de leurs parents qui attendent leur tour. L’autre fait, négatif en quelque sorte, qui est relevé est le diktat des «parkingueurs». En effet, ces derniers harcèlent les automobilistes parfois de manière brutale allant jusqu’à encaisser de l’argent devant les habitations des riverains. « Je crains que l’un d’eux m’interdise de rentrer à mon garage », ironise un riverain. Tout le monde souhaite que les responsables locaux prennent dorénavant leurs dispositions à ce sujet lorsqu’un rendez-vous commercial de ce genre arrive dans nos villes.
Amar Ouramdane
