Dans une requête initiée par la coordination des comités de villages, la population de Boudjima exprime «ses préoccupation et son désarroi face à l’état du secteur de la santé publique».
Les signataires écrivent : «Depuis de très longues années, les centres de santé des villages Imsalitene et Agouni Oufekous n’ont de centres que le nom. Ces structures de santé sont dans un état comateux et désastreux : les murs partent en lambeaux, les infiltrations d’eau sont légion, des vitres cassées, l’hygiène inexistante, le chauffage défaillant et l’insécurité règne… Un manque total de moyens humains et matériels rend la structure inefficace». On peut lire plus loin : «Cela sans parler de l’indisponibilité de consultations spécialisées et de laboratoire pour les analyses médicales et l’inexistence d’une ambulance». Et de déplorer plus loin : «Nos patients sont ballotés d’une localité à une autre en quête de soins efficaces, ce qui met leur vie en danger». La coordination poursuit : «Nous vous interpelons à propos de cette situation catastrophique et vous prions de prendre en urgence les mesures nécessaires afin de remédier à cette catastrophique situation».
Les propositions de la coordination
Les membres de la coordination, regroupant six villages de la commune de Boudjima, soulèvent plusieurs revendications. Pour les centres de santé d’Imsalitene et d’Agouni Oufkous, ils réclament des consultations spécialisées, au moins, de deux fois par semaine et le renforcement en personnel paramédical. Ils demandent aussi la réhabilitation générale des deux structures, un minimum d’hygiène et de la sécurité. Pour la polyclinique de Boudjima, la coordination demande l’installation d’un point d’urgences et l’extension de la structure, d’autant plus que l’assiette est disponible. L’installation d’un plateau technique et l’aménagement d’un service de maternité et d’une pharmacie sont aussi souhaités. Les représentants des villageois demandent également une ambulance et des agents de sécurité pour la polyclinique. Pour terminer, la coordination dit espérer une oreille attentive du wali et du DSP à ses préoccupations : «Nous ne doutons point de l’oreille attentive que votre autorité prêtera à cet appel citoyen, gage de bien-être et de stabilité».
Hocine T

