Le centre culturel d’Aomar accueille beaucoup de jeunes de la commune en particulier ceux du chef-lieu, et abrite différentes activités culturelles. Les jeunes qui le fréquentent sont organisés en ateliers dédiés à la musique, le dessin, le théâtre et les travaux manuels pour les enfants en bas âge. Aussi, dans l’enceinte de cette structure culturelle, les responsables ont aménagé une partie de la cour en aire de jeux pour la pratique de la pétanque. À l’époque, des rencontres de pétanque étaient organisées et drainaient beaucoup de monde. Mais, durant les années de la décennie noire, le centre culturel avait perdu sa vocation et avait été occupé par les services de sécurité en l’occurrence la garde communale. Toutes les activités étaient alors suspendues au sein de l’établissement. Quelques années plus tard, au début des années 2000, le centre culturel a retrouvé sa vocation initiale et a renoué avec les activités culturelles. Actuellement, cette institution culturelle accueille les jeunes scolarisés et affiliés au club des langues et à celui du dessin. Le centre culturel dispose d’une salle de lecture, d’une salle de dessin et travaux manuels, d’une salle réservée à l’informatique. L’installation y est mais le matériel est pratiquement inexistant. Il y aussi un amphithéâtre réservé pour les différentes festivités culturelles ou les cérémonies commémoratives. L’absence de moyens notamment matériels n’a pas empêché les jeunes d’Aomar de s’adonner à leurs activités culturelles favorites. Ils travaillent avec les moyens de bord et se débrouillent comme ils peuvent. Mais cette situation ne peut pas durer longtemps et les responsables locaux et de la wilaya doivent s’y pencher pour prendre en charge les nombreuses insuffisances qu’enregistre le centre culturel. Actuellement, les activités se déroulent dans des conditions lamentables. En effet, en plus du manque de moyens, l’infrastructure commence à se dégrader. Les plafonds sont délabrés et lézardés. L’étanchéité est dégradée et endommagée, et les eaux de pluie s’infiltrent de partout. En temps pluvieux, les jeunes pataugent dans les mares d’eau. Durant les fortes et incessantes pluies, les séances sont parfois suspendues car il est impossible de procéder à une activité. Pour faire face à cette situation, les encadreurs du centre se débrouillent comme ils peuvent et font de leur mieux pour que les jeunes puissent se distraire et poursuivre les activités dans leurs ateliers. Parents et encadreurs interpellent les responsables du secteur de la culture et ceux de la municipalité pour la prise en charge de ce centre culturel. Ce dernier nécessite des travaux de réhabilitation notamment de l’étanchéité.
A. Bouzaidi
