Tinebdar Une assiette de terrain a pourtant été dégagée il y a 9 ans – Le projet du CET toujours au point mort

Le projet d’implantation d’un centre d’enfouissement technique (CET), prévu sur un site relevant du territoire de la commune de Tinebdar, est renvoyé aux calendes grecques.

Cela fait 9 ans, jour pour jour, depuis que la localisation du terrain devant accueillir le CET, a été finalisée en présence de toutes les autorités concernées. L’enquête foncière qui s’en est suivi a conclu à la nature «melk» du terrain en question. Après inscription, en 2010, du projet en étude et en réalisation, des études d’impact et de danger, ainsi qu’une enquête publique ont été menées au sujet de ce CET. Les autorités en charge du dossier ont décidé d’ignorer la douzaine d’oppositions de citoyens, consignées sur le registre de l’enquête. Des oppositions jugées alors «infondées». L’avis favorable émis par le commissaire enquêteur pour la réalisation du CET a débouché sur la notification d’un ordre de service de démarrage des travaux à l’entreprise ETRHPE d’Alger. Mais, sitôt le chantier lancé, un groupe de citoyens s’est présenté sur le site et a empêché l’entreprise de réalisation de continuer les travaux, en menaçant d’incendier les engins. Depuis, c’est toujours le statue quo qui prévaut. Tous les conclaves tenus, à l’effet de débloquer la situation ont été vains. Le projet est au point mort, et aucune perspective de sa relance ne pointe à l’horizon. «C’est dommage de passer à côté d’un tel projet lequel, non seulement participera à la protection de l’environnement et aidera à la maitrise de la gestion des déchets domestiques, mais générera aussi à coup sûr, d’innombrables opportunités de travail», dira sur une pointe de dépit, un citoyen de Tinebdar. «Ce CET est une occasion historique pour nous débarrasser de tous les déchets qui nous empoisonnent la vie. Son impact est d’autant plus considérable qu’il s’inscrit à l’échelle de l’intercommunalité», renchérit un autre habitant de Sidi Aich. Et d’ajouter : «l’État se doit de faire preuve d’inflexibilité et d’intransigeance. C’est le cadre de vie et la santé de dizaine de milliers de citoyens qui sont en jeu». En attendant une relance salutaire, mais néanmoins hypothétique de ce projet sectoriel d’envergure, la population des communes concernées s’enfoncent, chaque jour un peu plus, dans leurs dépotoirs sauvages et s’enlisent dans leurs déjections fangeuses.

N. Maouche