Au lendemain de la clôture de l’opération de dépôt des listes électorales, le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a affirmé, hier à Alger, que son parti était présent dans 49 circonscriptions électorales.
«La validation des listes électorales s’est faite d’une manière démocratique. On est présents dans 49 circonscriptions électorales. Il est possible d’atteindre les 50, dans le cas où on a une réponse favorable, aujourd’hui (ndlr hier), à notre recours présenté dans la wilaya de Souk Ahras», a indiqué M. Benyounès, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti. Il a fait savoir, également, que 160 femmes figuraient dans les listes électorales du MPA. M. Benyounès a assuré, par ailleurs qu’il n’y a pas eu de problèmes en ce qui concerne l’établissement des listes à travers toutes les wilayas. «Le choix a été démocratique. Les listes ont fait l’unanimité et elles ont été validées au niveau des commissions de wilaya», a-t-il dit. M. Benyounès a précisé, dans ce sillage, qu’ «il n’y a jamais eu de problèmes de liste électorale à Alger, car elle s’y est faite comme partout dans toutes les wilayas», a-t-il dit, avant d’ajouter : «Le coordinateur de wilaya, Hakim Bettache, n’a jamais eu l’intention d’être candidat aux prochaines législatives». Le président du MPA a affirmé que son organisation politique ciblait à confirmer sa position qu’elle a acquise lors des dernières élections, tout en présentant au peuple son projet économique et social. «’’Pour une démocratie apaisée’’ est notre slogan, car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de solution sans la démocratie, mais à condition qu’elle soit apaisée loin de celle violente que certains tentent d’imposer par la rue», a-t-il dit.
«Aucun parti politique ne devrait être majoritaire»
Par ailleurs, en ce qui concerne le problème de l’abstention, auquel risquent d’être confrontés l’élection et les partis politiques, comme lors de chaque rendez-vous électoral, M. Benyounès a estimé que «cela concerne l’ensemble des candidats et non pas seulement le gouvernement». C’est aux candidats, a-t-il soutenu, de faire une campagne électorale qui peut mobiliser les Algériens pour aller voter. «Si le taux de participation est faible, ce sera l’échec de l’ensemble des candidats», a-t-il noté. Selon lui, si le vote est important, la crédibilité de l’APN sera importante et le gouvernement qui sortira de cette assemblée nationale «aura une crédibilité et une représentativité importantes, ce qui lui permettra de faire les réformes politiques et sociales». A la question de savoir si le MPA comptait faire une alliance avec d’autres formations politiques aux prochaines législatives, M. Benyounès dira : «Nous nous sommes inscrits dans la logique du soutien au programme du président de la République, donc, il y a une très forte chance que nous puissions nous allier avec les partis politiques qui se retrouvent dans cette option. Mais il faut d’abord gagner quelque sièges au niveau de l’APN, les éventuelles alliances ne pourraient intervenir avant les législatives». Le leader du MPA n’a pas manqué de souligner que, la question des alliances se pose pour l’ensemble des formations politiques. «Aucun parti politique ne devrait être majoritaire seul», a-t-il lancé. Et d’ajouter : «Il y aura impérativement des alliances après les prochaines législatives pour constituer une majorité parlementaire qui va former le gouvernement». M. Benyounès a estimé, également, qu’après le prochain rendez-vous électoral, ce sera «le début de disparition» de certains partis politiques. «Quand des partis sont présents dans moins de 30 wilayas, on peut raisonnablement dire qu’il n’auront pas beaucoup de sièges au niveau de l’APN», a-t-il précisé. Quant aux islamistes qui font des alliances, M. Benyounès l’a expliqué par le fait qu’ «ils étaient en net recul au niveau de la population et en matière de mobilisation, suite aux élections précédentes». En effet, le même responsable a souhaité que les démocrates et les républicains puissent avoir le même sens des responsabilités et se rassembler, «pour constituer une alternative pour le pays».
Samira Saïdj

