Le grand centre urbain de Khemis El Khechna, à 30 kms au sud de Boumerdès, était, avant-hier lundi, en effervescence. En effet, des dizaines de résidents du bidonville de «Riacha» avaient improvisé, en milieu de journée, un sit-in devant le siège de la daïra, réclamant «leur droit à un relogement, en tant que cas sociaux». Les représentants de ce bidonville ont brandi des banderoles, s’insurgent contre «leur marginalisation», sur lesquelles l’on pouvait lire : »Nous avons marre des promesses mensongères des responsables’’, »Nous sommes injustement rayés de la liste des bénéficiaires du programme de résorption de l’habitat précaire »… Interpellé directement par les manifestants, le chef de daïra, se référant aux textes de loi en vigueur, leur a précisé : «Le quota de 400 logements, dont nous disposons actuellement, sera attribué aux familles de ce bidonville dûment recensées avant 2007». Selon ce responsable, qui a demandé aux contestataires de s’organiser en association, les taudis construits dans ce quartier de «Riacha», après 2007, sont illicites et leurs propriétaires sont automatiquement exclus de la liste du RHP. Cependant, les protestataires semblaient déterminés à faire prévaloir »leur droit » au relogement, à travers d’autres actions «pacifiques».
Salim Haddou
