Les visiteurs empruntant la RN 74 pour rentrer par la porte Sud à la ville de Seddouk sont accueillis avec des odeurs nauséabondes provenant d’une rivière qui n’est autre qu’un réceptacle des eaux usées de toute l’agglomération. Ces eaux usées à ciel ouvert causent des ennuis pour les habitants du village El-Mizab, ceux des promotions immobilières nouvellement créées, les travailleurs de la zone d’activité et les agriculteurs travaillant leurs terres situées sur les deux côtés de cette rivière et les visiteurs. Les paysages sublimes offerts par la nature attiraient autrefois les flâneurs citadins qui se promenaient le long des accotements de cette route, fuyant l’atmosphère enfumée de la ville, ses brouhahas diurnes et nocturnes. Ces promenades ne se font plus malheureusement suite aux embarras que causent ces eaux usées tant décriés aussi bien par la population citadine que par le P/APC qui a sollicité notre journal pour s’exprimer sur cet état de fait en disant qu’il a frappé à toutes les portes de l’administration pour décrocher un projet qui mettrait fin aux ennuis de ces eaux usées qui portent atteinte à l’image de marque de toute une ville réputée autrefois être un Eden. «Je suis conscient des ennuis incommensurables que causent les eaux usées aux visiteurs de la ville empruntant la porte Sud, aux habitants des différentes cités et aux employés de la ZAC, des sites situés à proximité de la rivière. L’APC a établi en 2016 une fiche technique faisant ressortir un montant de 24. 000. 000,00 de dinars et suite aux différentes et récentes augmentations frappant les prix des matériaux de construction, nous l’avons réévaluée à 30. 000. 000,00 de dinars. Comme elle est d’un montant dépassant nos moyens, on a souhaité avoir un financement dans le cadre du plan sectoriel de développement», a déclaré l’édile communal qui a fait savoir par ailleurs que l’étude du projet a été faite par un bureau d’étude et son coût a été pris en charge par l’APC. Le dossier a été adressé en 2016 à la wilaya. Il a ajouté que profitant de la visite à Seddouk du wali de Béjaia, il lui a soumis le projet pour l’octroi d’une subvention financière mais la proposition a été rejetée par l’hôte de Seddouk. De tout ce qui précède, ces eaux usées qui ruissellent au milieu des habitations dans des lotissements qui ne cessent de s’agrandir par de nouvelles constructions qui émergent comme des champignons, causent des désagréments aux personnes et portent atteintes à l’environnement. C’est un projet qui doit mériter toute l’attention des autorités compétentes pour rendre son lustre d’antan à la ville de Seddouk.
L. Beddar
