Plus de 26 000 dialysés recensés en Algérie dont 2000 ont bénéficié d’une transplantation de la greffe rénale et les 24 000 autres souffrent et ne peuvent pas tous bénéficier de la greffe rénale pour des raisons médicales. Les chiffres ont été communiqués par le Dr Lynda Badoui, chef de service de néphrologie du CHU de Tizi Ouzou. S’exprimant sur la radio locale à l’occasion de la journée mondiale du rein coïncidant avec le 9 mars de chaque année. «Or, nous avons les moyens humains, techniques et matériels pour démarrer la transplantation rénale à partir du cadavre», a-t-elle déploré. De poursuivre : «C’est une histoire de mentalité qui doit changer pour traiter ces patients pour les sortir de leur souffrance quotidienne». Le Dr Badaoui a saisi l’occasion pour lancer un appel à la population que a transplantation à partir du cadavre est l’unique solution pour sortir le malade de sa souffrance et lui donner une chance de devenir indépendant de cette machine. En effet, cette démarche vers la transplantation de la greffe rénale à partir de cadavre est recommandée par les médecins et autres depuis de longues années mais rien n’a été fait à ce jour et cela malgré tout les moyens mis en place. L’idée est restée au stade embryonnaire depuis. Sur le coup, on parle des démarches à suivre pour concrétiser ce projet en organisant des journées de sensibilisation au profit de la population pour la convaincre d’adhérer à cette démarche d’utilité publique. Les personnes atteintes de l’hypertension artérielle, du diabète, d’infection, de problèmes cardiaques… sont les plus exposées à avoir la maladie du rein et qui doivent suivre fidèlement les traitements pour maîtriser ces maladies. La maladie rénale chronique est une maladie silencieuse aux retombées alarmantes. Une hygiène de vie, modérant le sel et le sucre dans l’alimentation, préserve le rein (du type buvez-éliminez). Le bilan est également préconisé chez les malades à risque.
Nadia Rahab
