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«Voilà pourquoi je me présente…»

Le candidat aux prochaines législatives Nordine Aït Hamouda a dévoilé, hier, les noms des 18 candidats, dont cinq femmes, qui composent sa liste indépendante dénommée «Alternative citoyenne», ainsi que son programme électoral.

«Nous avons axé notre liste sur la jeunesse, la compétence et l’encouragement au féminin», «La moyenne d’âge de nos candidats est de 42 ans», a-t-il indiqué. Le fils du colonel Amirouche, tête de liste donc, est suivi par Mme Khelifi Siham, en deuxième position, cadre à la BADR, et de Dr Ameur, psychiatre et porte-parole de la fondation Amirouche, en troisième position. On retrouve aussi dans la liste par ordre de classement : Benamara Ahmed, ancien élu à l’APC de Tizi-Ouzou (pourtant précédemment annoncé membre de la commission de surveillance des élections au niveau wilaya en compagnie de Ali Feraoun et Boussad Abane…), Mme Hamdad, cadre à la CRMA, Dr Barkouk, médecin à l’hôpital d’Azazga, Kebbache Ramdane, élu à l’APC d’Aït Oumalou, Dermouche Kahina, biologiste, Laarbi Farid, ingénieur, Ounesli Smail ingénieur, Boucherrab Ali, gérant d’entreprise, Malki Hocine, entrepreneur, Bessaci Zohor, fonctionnaire, Ben Mesli Sofiane, DG d’un groupement d’entreprises, Ben Belaid Sofia, enseignante. S’agissant des suppléants, deux anciens membres de conseil national du RCD y figurent, à savoir Maakni Hamid et Yamani Rachid, ainsi que Ayoun Brahim. Nordine Aït Hamouda a indiqué, par ailleurs, que les prochaines élections «se situent à une période charnière de notre vie sans être encore un tournant décisif». Pour lui, l’objectif de participer est surtout «d’inscrire dans les institutions une combinaison patriotique et démocratique que je revendique». L’ex-député du RCD a regretté «une régression du personnel politique» qui est constatée notamment dans les listes proposées par les partis politiques pour les prochaines élections. Ceci dit, Aït Hamouda dit avoir une part de responsabilité vis à vis de ce qu’il a appelé «l’échec des partis politiques». «Notre liste portera le message de la deuxième République, antidote à l’éclatement de l’Etat-nation pour lequel des centaines de milliers de vies ont été sacrifiées», précisera-t-il. «La Kabylie ne peut être mise à l’index pour ses idées novatrices et généreuses», a-t-il clamé en rajoutant «au contraire ! (…) elle est prête dans l’enthousiasme à fédérer les Algériens autour de l’idée d’une refondation nationale qui mettra fin à l’Etat jacobin hérité du colonialisme». Dans ce sillage, Nordine Aït Hamouda compte sur de probables alliances, avec notamment des indépendants, dans l’Assemblée, pour faire valoir son projet et passer des lois, car selon lui il faut 21 députés pour passer une loi. L’objectif est éventuellement de «créer de l’emploi et de la richesse pour la région», dira-t-il. Dans ce sens il a exposé, en outre, les grands axes de son programme. Quatorze points qui touchent les domaines politique, économique et social, dont la promotion de la citoyenneté militante et la concrétisation matérielle de l’officialisation de Tamazight. Dans le programme, aussi, la prise en considération des contraintes géographiques, qui se répercutent sur le vécu social, et les alternatives à proposer. Il y a, en outre, l’investissement et le développement dans la région, notamment par un mécanisme d’aide et d’avantages fiscaux et parafiscaux par le classement de la région «Zone à promouvoir». Apporter aide et assistance aux Moudjahidine dont les dossiers sont en souffrance (…) défendre les ayants droit, veuves de chahid, fils et filles de chahid. Les patriotes, GLD et gardes communaux sont aussi au menu du programme du président de la fondation Amirouche. La lutte contre les fléaux sociaux, la promotion du secteur de la santé publique, ainsi que la promotion des métiers de l’artisanat sont également avancées. Soutenir les étudiants est aussi un projet d’envergure pour la liste «Alternative citoyenne». L’éducation, l’aide au logement rural, la protection de l’environnement sont aussi des priorités pour Nordine Aït Hamouda. S’agissant du Doctorat honoris causa, qui sera décerné à Aït Menguellet et Matoub par l’université MMTO, Nordine Aït Hamouda a souhaité «qu’il y ait de la concertation à ce propos», car pour lui il aurait été louable que l’université eût pensé à Boulifa, Si Moh Omhand, mais encore plus à Mammeri ou Feraoun, sans pour autant nier le mérite des deux personnes citées qui, dira-t-il, «sont des nôtres et je les estime et respecte». Il a expliqué que «derrière cette décision il y a une arrière-pensée politique», ce qu’il a regretté.

Kamela Haddoum

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