«Dès sa mise en application en 2015, le nouveau programme présidentiel régissant l’activité économique aura permis d’améliorer le classement de notre pays dans ce domaine précis». C’est ce qu’a déclaré l’experte Mme Hassaine, professeure à l’université locale, lors de la journée d’études sur les règles des marchés publics organisée, hier lundi, à la maison de la culture Rachid Mimouni de Boumerdès. Selon l’intervenante, l’Algérie était alors passée, en quelques mois, de la centième à la 88ème place, tout en continuant ses réformes économiques, en réaction aux instances internationales ayant fustigé sa gestion économique, a-t-elle tenu à souligner. Ces mêmes instances, dont le FMI, rappellera-t-elle encore, avaient clairement dit que «notre pays élabore paradoxalement de bons textes de lois qu’il n’applique pas pour autant». Dans la matinée, l’assistance, composée d’opérateurs locaux, de cadres du secteur et des édiles municipaux, a eu droit à des éclaircissements sur les règles de ce programme 2015-2019. Le représentant du ministère du Commerce, M. Serdoune Mohamed, notera dans ce contexte l’importance du cahier des charges qui contient nécessairement les besoins des opérateurs en matière de produits, de travaux ou de services. «Les postulants aux marchés publics doivent impérativement justifier leur commande, lors du contrat avec les organismes étatiques concernés, en réunissant les moyens humains et techniques adéquats pour l’exécution de leurs projets», ajoutera-t-il. Dans ce programme visant à la promotion du commerce, les opérateurs sont de surcroît soumis à l’obligation d’être équitables envers leurs différents clients, notamment en ce qui concerne la qualité et le prix des produits écoulés, a-t-on insisté lors du débat. La directrice de commerce, Mme Samia Ababsa, jugera, quant à elle, que la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles dans les marchés publics exige inévitablement le bannissement du gré à gré et son remplacement par l’ouverture des enchères au plus offrant. «C’est ce qu’attendent de nombreux opérateurs dans notre wilaya», conclura pour sa part le directeur de la chambre de commerce et de l’industrie du Sahel, M. Ahmed Khedraoui, en rappelant que cette journée d’étude est le prolongement de deux actions de vulgarisation sur le même thème organisées, il y a quelques mois, à la maison de l’environnement de l’ex-Rocher Noir.
Salim Haddou.
