«La gravité des accidents nous préoccupe»

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«La nouvelle loi sur la sécurité routière prévoit la création d’un conseil intersectoriel, placé auprès du Premier ministère, et une délégation nationale de la sécurité routière, au niveau du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales». C’est ce qu’a fait savoir, hier à Alger, le directeur du Centre national de la prévention routière, Ahmed Naït El Hocine, lors de son intervention au forum du quotidien «El Moudjahid». Le directeur dudit centre a également donné plus de précisions sur la nouvelle loi de sécurité routière. Ainsi, cette dernière prévoit, selon lui, l’institution prochaine de deux organismes qui seront chargés de lutter contre le terrorisme routier qui engendre près de 4000 morts par an. Il s’agit de la mise en place d’un conseil intersectoriel, chargé de fixer les orientations stratégiques du gouvernement en matière de sécurité routière. Il a, également, fait état de l’installation d’une délégation nationale de la sécurité routière. «Ces deux organismes permettront de lutter efficacement contre les accidents de la route. Les décisions de prévention routière seront prises en niveau du gouvernement et seront opposables à l’ensemble des secteurs», assuré M. Naït El Hocine. Pour ce qui est du permis à points, il sera mis en service fin 2017. Il a, également, indiqué que l’introduction du permis électronique se fera en mois d’avril prochain, tout en précisant que le système actuel de sanctions demeure en vigueur. Il a évoqué, dans ce sillage, la réalisation d’un fichier national de permis de conduire. Selon lui, les outils les plus efficaces qui permettront de lutter contre les accidents de la route sont les fichiers automatisés d’immatriculation et d’infractions : «Quand on a un bon système de contrôle et de sanction, les comportements des citoyens vont s’améliorer», a-t-il noté. Interrogé sur l’état des routes, qui peut être un facteur de la prolifération du phénomène des accidents de la circulation routière, M. Naït El Hocine dira : «Le facteur humain reste la première cause de ces drames». Il a souligné, dans ce contexte, que la nouvelle loi de la sécurité routière prévoit des mécanismes de contrôle pour en finir avec la surcharge des véhicules «qui causent la détérioration du patrimoine routier». Par ailleurs, le même responsable fera savoir que, durant les deux premiers mois de l’année en cours, 3592 accidents de la circulation routière ont été enregistrés au niveau national, soit une baisse de 22, 69% par rapport à la même période l’année écoulée. Ces drames ont provoqué la mort de 443 personnes et des blessures à 4962 autres, soit une baisse de 30,78% du nombre de décès et de 27,91% de blessés, par rapport à la même période de l’année 2016. «Ce qui nous préoccupe le plus, c’est la gravité des accidents de la route», a conclu M. Naït El Hocine.

Samira Saïdj

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