Un mémorial des martyrs en projet

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C’est officiel. M. Ali Iabadène, président de la kasma des Moudjahidine, a confirmé qu’un mémorial, où seront portés tous les noms des martyrs de toute la daïra est en perspective. « Le dix-neuf mars dernier, lorsque nous avons déposé la gerbe de fleurs au pied du monument aux morts (1954-1962), à l’intérieur du jardin public jouxtant la sûreté de daïra, le maire a annoncé que ce jardin allait être aménagé et un mémorial y est prévu pour remplacer la stèle actuelle en désuétude », a-t-il ajouté. Cette annonce est bien accueillie par tout le monde, d’autant plus qu’actuellement le monument en hommage aux cinq colonels de l’ex-commune mixte de Draâ El-Mizan, à savoir Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Ali Mellah, Mohamed Zamoum dit Si Salah et Slimane Dehilès ne voit toujours pas le jour. « Certes, la clôture du monument est déjà faite. C’est une bonne chose, mais nous attendons toujours que les responsables de la wilaya ou des Moudjahidine fassent un geste pour poursuivre cette œuvre », a répondu un fils de chahid. Concernant le mémorial en question, il portera sur ces quatre faces les noms de tous les martyrs des communes de Draâ El-Mizan, d’Ait Yahia Moussa, Frikat et Aïn Zaouïa. Selon les responsables de l’APC, dans la même enceinte, il y aura des allées et un jet d’eau. Certes, cette nouvelle est réjouissante, cependant, le responsable de l’ONM locale souhaite que la stèle du « 1er Novembre », détruite par un camion en mars 2007, soit restaurée parce qu’elle représente un immense symbole, quand on sait que dans la nuit du 31 octobre au premier novembre 1954, ce fut à cet endroit qu’un gardien de la ville fut abattu par les premiers maquisards. Ce fut aussi à partir de là qu’ils donnèrent un avertissement aux gendarmes français en tirant des balles en direction de leur brigade pour leur signifier que l’heure avait sonné de quitter ce pays qui n’était pas le leur. Enfin, M. Ali Iabadène espère que les autres carrés des martyrs de la commune subissent des restaurations à la hauteur du sacrifice de ces centaines de martyrs, en citant ceux de Henia et Maâmar et la stèle dédiée au commandant Ali Bennour et à l’infirmier Oukil Ramdane, sur les abords de la RN25, qui se trouve dans un état de dégradation avancé. D’ailleurs, ce souhait a été celui de toute la famille révolutionnaire présente aux différentes cérémonies tenues ces dernières années à l’occasion de l’anniversaire de leur lâche assassinat, célébré chaque année le 21 octobre. Ils ont été torturés à mort puis jetés dans cet endroit communément appelé  » Ighezr N’Souk », entre le 18 et le 21 octobre 1959.

Amar Ouramdane

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