Le jeune écrivain, peut-être le plus jeune d’Algérie pour ne pas dire du monde, Hakim Bouazouni, toujours collégien au CEM Rabah Kriba dans la ville d’El Mendjeli de Constantine, aujourd’hui âgé de 14 ans, revient avec un deuxième ouvrage intitulé L’histoire de Hakim et sa famille. Sa première expérience, L’encyclopédie de l’enfant algérien forte de 560 pages, où il a reproduit des centaines de connaissances puisées ici et là incitant l’enfant algérien à la recherche, à la découverte et à l’instruction, a eu beaucoup de succès d’autant plus qu’il a été accessible pour tous. D’ailleurs, ce bel ouvrage l’a encouragé à aller de l’avant et à s’adonner, cette fois-ci, à raconter sa vie et celle de sa famille dans ce nouvel ouvrage qu’il subdivisa en cinq chapitres allant du mariage de ses parents en passant pas sa naissance puis son évolution dans son milieu familial, la société et l’école. Comme un grand, cet adolescent de Tahachat dans la région de Tizi-Gheniff, est plus que doué parce qu’il ne réussit pas admirablement dans ses études mais aussi en se consacrant à la lecture, à la recherche et à la créativité. « Avant de me mettre à écrire ce roman, j’ai parcouru des milliers de pages écrites par des écrivains de renommée internationale, notamment en langue arabe. Cet ouvrage est un guide pour les enfants de mon âge. D’ailleurs, sur la couverture, ils retiendront cette maxime ‘Adore ton père même pauvre et ne vit pas orphelin’. C’est plus qu’un conseil », dira-t-il au téléphone. Pour Hakim, l’aventure dans l’écriture était son rêve alors qu’il n’était qu’en troisième année primaire. « Je lisais beaucoup toutes les histoires. Cela m’avait beaucoup fasciné. Au fil des années, je griffonnais sur des pages blanches mes envies, mes sentiments et les expériences de ma vie encore courte. L’idée de me mettre à écrire ce roman m’est venue juste après avoir réussi ma première expérience », enchaînera-t-il. Ainsi, l’écrivain rentre de plein pied dans la scène des grands en dépit de son âge, parait-il trop jeune, pour se lancer dans cette aventure. Tout de même, il faut reconnaître aussi l’apport de son père et de ces enseignants qui le suivent pas à pas.
Amar Ouramdane
