Les projets structurants inscrits à l’indicatif de la wilaya de Tizi-Ouzou et lancés accusent, quasiment tous, un retard criant.
C’est le cas, notamment, du projet de la réalisation du téléphérique de la ville de Tizi-Ouzou. Un projet censé diversifier le transport, réduire le degré de la pollution et désengorger le centre-ville, en proie à un étouffement constant. Ainsi, ce projet, de 7 kilomètres par voie aérienne, bute toujours sur des oppositions et différentes autres contraintes. Lancés en 2013, pour un délai de 24 mois, les travaux de ce projet n’ont atteint que 35% de réalisation après plus de 4 ans. Ce nouveau moyen de transport par câbles, allant de la gare multimodale vers Redjaouna, coûtera 490 milliards de centimes. Les deux entreprises en charge de sa réalisation (l’algérienne SNC Bapiva et la française Pomaglaski) n’ont pas honoré leurs engagements. A noter que cette ligne comprend 8 stations, 80 cabines et 30 pylônes. Pour rappel, lors de sa dernière visite, le ministre des Travaux publics et des transports, Boudjema Talai, a déploré ce retard: «Nous sommes au même stade que l’année passée, c’est une honte ! Si des entreprises sont défaillantes, il ne faut pas hésiter à résilier les contrats à leurs torts exclusifs. La seule règle n’est autre que le respect des engagements, d’autant que nous avons besoin de ce projet pour diversifier le réseau du transport et désengorger la ville de Tizi-Ouzou». Pour sa part, le wali de Tizi-Ouzou, Mohamed Bouderbali, signalera que «le matériel et les équipements sont disponibles mais dégradent, alors que les travaux n’avancent pas». Une mise en service partielle a été préconisée. Par ailleurs, le projet de modernisation et d’extension de la ligne ferroviaire Thenia – Tizi-Ouzou et son électrification jusqu’à Oued Aïssi, sur une distance de 50 kilomètres, est toujours inachevé, et son taux d’avancement n’est que de 83%. Ce projet de 63 milliards de dinars, selon les déclarations des responsables, qui comprend 19 ponts-rails, 8 ponts-routes, 9 viaducs et 4 tunnels, compte 6 gares et une halte à Boukhalfa.
Le train vers Oued-Aïssi attendra encore
Le ministre a insisté pour commencer les essais dès hier et mettre en service cette ligne à la mi-avril. Pour ce qui est de la nouvelle ligne ferroviaire de Draâ El-Mizan vers Dellys, sur 60 kilomètres, et celle d’Oued Aissi – Tamda vers Azazga, sur 25 kilomètres, elles sont encore au stade d’étude. Le projet de la pénétrante vers l’autoroute Est-ouest, sur une distance de 48 kilomètres, lancé en mars 2014, n’est qu’à 35% d’avancement. Son coût est de plus de 50 milliards de dinars. «On n’a pas le droit de laisser un investissement de cette importance en dormance. Ce projet contribuera au développement de cette région et du pays. J’attends des efforts pour le terminer !», avait instruit le ministre des Travaux publics et des transports lors de sa dernière visite. Si le chemin de fer vers Oued Aïssi est mis en service à la mi-avril, comme prévu par les autorités concernées, le déplacement des voyageurs sera facilité vers cette destination, en attendant la livraison du transport par télécabine qui mettra un terme à l’anarchie et à la saturation.
Hocine T.

