Aït Yahia Moussa École Frères Salemkour – Un nouveau bloc sanitaire inauguré

Finalement, l’école primaire des Frères Salemkour de Tafoughatl, l’une des plus anciennes écoles de la commune, vient de bénéficier d’un bloc sanitaire flambant neuf. Celui-ci vient remplacer les toilettes vétustes de cet établissement qui manquaient de tout, et menaçaient même la santé des élèves à cause de leur insalubrité. Ainsi, ce bloc vient soulager aussi bien les élèves que les agents de nettoyage. Au total, cette structure est composée de six toilettes et de lavabos, dotés d’eau courante. « Vraiment, nos enfants sont soulagés. Je peux vous dire que ma fille n’y mettait pas les pieds. Elle se retenait jusqu’à son arrivée à la maison. Non seulement les anciens W. C étaient sales, mais ils n’avaient pas de portes », dit un parent qui avait souvent réclamé que les toilettes de cet établissement soient refaites. De leur côté, les enseignants sont aussi satisfaits : « Quand on assurait la surveillance dans la cour, on souffrait des odeurs qui s’y dégageaient. En plus, quand un élève osait aller se soulager, c’était son camarade qui se mettait devant la porte entrouverte, pour le mettre à l’abri des regards », a confié un enseignant en retraite. Si l’APC a réussi ce pari, il est attendu que les responsables inscrivent un projet pour restaurer les salles de cours inoccupées. Celles-ci sont en état de délabrement avancé. Car, faut-il le souligner, même si une autre école a été mise en service à Iâzavène, en mars 2014, de l’avis de la commission de la direction de l’éducation qui avait sillonné en janvier dernier toutes les écoles de la commune, l’idée de la fermer serait avancée. «C’est une école qui fonctionne uniquement avec trente élèves pour trois niveaux (préscolaire- 1ère et 2ème années primaires). Il ne serait pas possible de la maintenir sous perfusion », avait confié un membre de ladite commission. De leur côté, les parents souhaitent que leurs enfants soient maintenus sur place notamment les petits qui ne pourraient pas faire le trajet les séparant de leur domicile de l’école Frères Salemkour (5 kilomètres en aller et retour). « Nous espérons que cette décision ne soit pas prise. Il faudrait que ces responsables déplacent les élèves des autres niveaux (3ème, 4ème et 5ème années) pour faire le plein d’un côté et de l’autre côté, il faudrait aussi revoir les limites du périmètre géographique des élèves qui y seront scolarisés. En tout cas, nous n’allons pas nous taire parce que nous avons fait beaucoup d’efforts pour que cette école ouvre ses portes », répondra un membre actif du comité de village d’Iâzavène.

Amar Ouramdane