La Dépêche de Kabylie

TIZI N’TLÉTA Le mouvement associatif en «berne» – Des foyers de jeunes inopérants

Les activités culturelles au niveau de la commune de Tizi N’Tléta, relevant de la daïra des Ouadhias, sont tout bonnement à l’agonie. Les quelques associations culturelles créées depuis 1989, ont pour la plupart, mis la clé sous le paillasson. L’association culturelle Terbouche Mourad a été la première à disparaître de la scène. Le manque de moyens, l’indisponibilité d’une maison de jeunes et le bénévolat ont fini par décourager les plus épris de culture. Les associations créées dans les villages de Cheurfa, d’Aït El Hadj Ali et d’Ighil Imoula ne font que résister et ne se manifestent qu’à l’occasion de grands événements, pour disparaître le reste de l’année. Le problème est toujours le même. L’indisponibilité d’une maison de jeunes, déplore-ton. En effet, la commune de Tizi N’Tléta est l’une des rares communes à ne pas disposer d’une véritable maison de jeunes. Dans les villages, comme c’est le cas à Cheurfa et à Aït Abdelmoumène, il a été réalisé trois foyers de jeunes, mais il ne sont pas équipés et encadrés à ce jour. À Tassoukit, un autre village de Tizi N’Tléta, le foyer de jeunes construit n’est toujours pas opérationnel. «Dans notre commune, la culture est au rebus. Le chef-lieu ne dispose même pas d’une maison des jeunes. Les foyers de jeunes dans les villages ressemblent à tout sauf à des espaces culturels, puisqu’ils ne sont ni équipés, ni dotés d’encadrement. Les quelques rares associations qui continuent d’exister ne sont subventionnées ni par l’APC, ni par la DJS et encore moins par la direction de la culture. Nous demandons de l’aide pour occuper la jeunesse à bon escient», demandera un groupe de jeunes rencontré au chef-lieu.

H. T.

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