Site icon La Dépêche de Kabylie

Plus d'une quarantaine de bêtes abattues

Durant des mois, aussi bien les habitants de Tizi Gheniff que ceux de M’Kira n’avaient cessé d’interpeller les responsables locaux au sujet des cohortes de chiens errants qui les menaçaient même devant leurs maisons. Ainsi, deux arrêtés municipaux ont été signés par les maires de ces deux APC ayant pour objet l’abattage de ces canidés. D’ailleurs, l’association des chasseurs  » Ourchène-Djurdjura » a été sollicitée par ces responsables. « Pour mener de telles opérations, il nous a fallu toute une préparation notamment en ce qui concerne les balles. Il fallait ensuite réunir nos membres. Certains d’entre eux étaient en dehors de la wilaya. Vendredi et samedi derniers, nous avons pu mener deux abattages, l’un à Tizi Gheniff et l’autre à M’Kira. Au total, nous avons éliminé plus d’une quarantaine de bêtes », confiera l’un de ces chasseurs. Celui-ci reconnaîtra que le nombre d’opérations de ce genre a quelque peu diminué ces derniers temps à cause du manque de finances au niveau des APC et aussi de munitions. « Pour qu’une APC décide de la tenue d’une telle opération, il faut réunir toutes les conditions. A retenir que l’abattage par arme à feu revient moins cher que celui par empoisonnement. Et puis, il n’y a pas de risques d’autant plus que dès que la bête est abattue, elle est chargée dans une camionnette pour être enterrée le lendemain, selon les manières d’usage », expliquera le même interlocuteur. Pour un responsable de l’APC de Tizi Gheniff, la prolifération de chiens errants est un acte relevant de l’incivisme de certaines personnes parce qu’elles abandonnent carrément leurs chiens sur la voie publique. « Au fil des mois, suite à la reproduction de ces canidés, notamment durant la période allant de janvier à février, leur nombre a augmenté. Et pour les éliminer, il y a toute une procédure à suivre. C’est dire que cela complique davantage la situation. Ce n’est pas parce qu’il y a un laxisme de notre part, mais c’est aussi parce que le citoyen doit s’impliquer », estimera de son côté le même responsable. Et de poursuivre: « Nous faisons tout pour sauvegarder la santé de nos concitoyens. Il ne faut pas oublier que ces animaux de compagnie sont des vecteurs de transmission de certains virus, dont celui de la rage », expliquera-t-il. Par ailleurs, l’on apprendra que ladite association est sur le point de mener une battue dans les champs. « Comme chaque année, à cette période précise, les agriculteurs nous appellent pour les débarrasser des sangliers qui détruisent leurs champs. Dès que nous serons prêts, nous passerons à l’action », révélera notre premier interlocuteur. Effectivement, déjà nombreux sont les fellahs de la vallée qui rapportent au quotidien les invasions de ces animaux dans leurs champs. Ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. « Avant, nous utilisons un poison pour combattre ces bêtes, mais, cela est dangereux. D’ailleurs, ce produit a été retiré du marché à cause de sa dangerosité. Le dernier rempart pour éloigner ces meutes de sangliers est l’association des chasseurs auxquels nous nous joignons, pour mener ces battues », dira un fellah d’Azru N’Tamarth.

Amar Ouramdane

Quitter la version mobile