L’ex-président de l’APW de Béjaïa, Hamid Ferhat, dissident du FFS, a animé, hier, au niveau de sa permanence électorale, une conférence de presse pour présenter la liste indépendante « Citoyens libres », qu’il mène pour les législatives du 4 mai. Dans sa déclaration préliminaire, Hamid Ferhat s’attaquera à l’élite politique et dénoncera «sa complaisance face à la gravité de la situation», la qualifiant de «plus grand obstacle au changement». Pour le conférencier, la seule et unique façon d’imposer le changement c’est la mobilisation autonome, ce qui justifie la confection de listes indépendantes. Il dira : «On ne peut concevoir de démocratie sans les partis politiques, mais, hélas, ils sont tous domestiqués et aucun n’a pu préserver son autonomie». Et pour éviter de laisser la voie libre aux «partis alibis», lui et les autres membres de sa liste ont décidé d’aller vers la «conquête de la représentation des citoyens» dans le but de permettre à la population de «se réapproprier le pays». Le conférencier dira être «convaincu d’avoir la confiance des électeurs, en témoigne le nombre de signatures de parrainage récoltées». Il annoncera le nombre «9000», soit trois fois plus que le nombre exigé. Il enchainera en accusant l’administration et la justice «d’avoir accepté des listes n’ayant pas pu récolter le nombre de signatures nécessaire à la participation». Pour lui, les formations politiques soumises à la collecte de signatures «ne sont pas dignes d’être considérées comme des partis politiques». S’attaquant aux élus actuels, il s’interrogera sur leur «méconnaissance» de l’important dispositif relatif au développement de la wilaya, à savoir le plan d’aménagement régional qui a été «adopté en leur absence». Enfin, il soulignera que l’objectif des membres de sa liste est de «lancer une dynamique sociale» pour une vraie représentation politique, économique, sociale et culturelle de toutes les forces saines de la société dans la wilaya de Béjaïa et «l’étendre au niveau de tout le pays» pour mettre fin à «l’autoritarisme». D’ailleurs, il dira être «en contact avec beaucoup de listes indépendantes» à travers l’Algérie et compter «présenter des listes indépendantes aux élections locales». Il profitera de l’occasion pour lancer un appel à «tous les patriotes sincères pour un sursaut salutaire», pour réinventer le militantisme et imposer, pacifiquement, la voie choisie par la population à travers les urnes. Durant les débats, l’orateur évoquera des projets de développement, proposés après un diagnostic fait en collaboration avec l’administration lorsqu’il était à la tête de l’APW, lesquels sont aujourd’hui gelés. Il promet, s’il est élu, de «tout faire pour les concrétiser» car, il ne peut y avoir de projets gelés, «mais plutôt des projets annulés», affirmera-t-il. À une question relative à son départ du FFS, il répondra : «A cette époque-là il ya eu une véritable hémorragie au niveau du parti, pas seulement la démission de Hamid Ferhat».
A Gana
