De Béjaïa à Sétif, voyage à travers les zones rurales

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Les wilayas de Béjaïa et Sétif sont voisines et plusieurs routes les relient, dont certaines transitent par plusieurs localités, faisant découvrir aux usagers des sites paradisiaques, où il fait bon vivre malgré le manque de commodités.

L’une d’entre elles va de Taskriout, dans la wilaya de Béjaïa, jusqu’au centre-ville de Sétif, en passant par Bouandes et Aïn Abassa. La route prend son départ à partir de la bifurcation menant de la RN9 au chef-lieu communal de Taskriout. En effet, à quelques encablures du tunnel de Kherrata, un chemin se détache de la RN9 pour aboutir à Bordj Mira, appellation du chef-lieu de la commune de Taskriout. A partir de là une route sinueuse et montante ornée, d’un côté comme de l’autre, d’habitations lesquelles semblent accrochées aux flancs montagneux, prend son point de départ vers Sétif. Le dernier village de Taskriout, Arkouche en l’occurrence, est le chef-lieu de la nouvelle communale rurale d’Ait Smaïl, issue du dernier découpage administratif, laquelle ouvre ses bras aux automobilistes. Quelques kilomètres plus loin, c’est le gros village de Taregragt qui fait son apparition. À partir de là l’on peut également rejoindre, via une bifurcation, les villages d’Ighil Wuli et Chtel. Mais en continuant sur le même chemin, l’on se retrouvera au premier village de la wilaya de Sétif, Tizi Lekhmis en l’occurrence, en passant à proximité des localités de Tala Atta et Bourefaa. Ce qui attire l’attention dans ce périple, c’est la présence, au niveau de ces contrées, d’une multitude de commerces, notamment de vente de fruits et légumes prouvant, tout simplement, que l’agriculture est délaissée par ces néo-citadins. En effet, mis à part quelques figuiers et oliviers, rien ne témoigne d’un développement agricole dans cette région malgré un paysage très verdoyant et, apparemment, fertile. Une fois l’école primaire de Tizi Lekhmis dépassée, quelques habitations isolées sont remarquées, alors qu’une bifurcation indique que le village de Tala Anane n’est pas loin. Entre Tizi Lekhmis et la commune d’Aït Tizi, il y a le gros village d’Ighil Izegaghen et après Aït Tizi, on rentre de plain-pied dans la commune et chef-lieu de daïra de Bouandes. De là une soixante de kilomètres séparent de la ville de Sétif, comme indiqué sur une plaque. Une dizaine de localités sont à traverser, sur un chemin en descente, pour y parvenir. Il s’agit des villages Tala Oulili et Agni Hmam, des communes de Tizi N’Braham, Tala Ifacene, de la localité de Lagaguen, de la ville des carrières d’Aïn Roua, des villages d’Aïn Sfa, Aïn Talaouar et enfin de cette grande agglomération d’Aïn Abassa, connue pour son hôpital psychiatrique et le barrage d’El Mouawane, une sorte d’espace nautique pour les gens de la région. À la sortie d’Aïn Abassa, des travaux d’élargissement de la route sont entamés dans le cadre de la réalisation d’un dédoublement, pour cette autre entrée de la ville de Sétif. Dans cette région, des champs labourés et la présence de tracteurs et de systèmes d’irrigation confirment que la wilaya de Sétif est hautement agricole. Bien qu’elle ne fasse pas partie des produits propres à cette région, la fraise, à titre d’exemple, y est proposée à 150 dinars le kilogramme, alors qu’à Béjaïa, son prix oscille entre 230 et 300 dinars le kilogramme. Au bout de trois heures de temps, à partir de Taskriout, on arrive, enfin, à Sétif ville. Un voyage qui dure longtemps, mais qui permet de découvrir de beaux paysages de la Kabylie profonde.

A Gana.

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