Site icon La Dépêche de Kabylie

«Nous n’avons pas eu de quota depuis 2014»

«Nous n’avons plus bénéficié de quotas dans le cadre du programme FONAL depuis 2014, année au cours de laquelle on nous a octroyé 130 aides». C’est ce qu’a affirmé M. Djamel Tigrine, premier magistrat de la commune de Seddouk. «Les pouvoirs publics doivent adopter une politique claire à ce sujet. Si on nous considère comme une commune rurale, qu’on nous attribue des quotas conséquents dans les programmes de l’habitat rural. Si on nous catalogue dans le registre des circonscriptions urbaines, on devrait nous accorder des quotas dans les autres formules de logement», plaide-t-il, tout en déplorant que l’unique projet de 130 logements LPL, en chantier à Seddouk, a tendance à s’éterniser. S’agissant du logement FONAL, et en dépit de l’absence, depuis deux ans, de nouveaux programmes, les demandes n’arrêtent pas d’affluer aux services de la municipalité. «Le dernier décompte fait état de 506 demandes d’aides en attente», atteste l’édile communal. Le gel des programmes FONAL a plongé bien des postulants dans l’impasse. «C’est une situation aussi inédite qu’alarmante. L’attente se fait vraiment languissante, et le comble dans tout ça, c’est qu’aucun responsable n’est en mesure de nous donner la moindre information officielle sur le devenir de nos demandes», déclare, sur une pointe de dépit, un souscripteur au FONAL du village Ighil N’djiber. «Ma demande date de 20 mois, et je peux vous dire qu’à mesure que le temps passe, je vois s’éloigner un peu plus ma chance de bénéficier de cette aide», enchaîne un autre postulant du village Seddouk Oufella. Certains demandeurs confessent tenir d’une «source digne de foi», que le FONAL n’aura plus droit de cité. «L’information qui nous est parvenue est plus que crédible. Elle fait état d’une suppression déguisée en gel, pour ne pas soulever le courroux de la population», croient savoir des citoyens de Seddouk.

N Maouche.

Quitter la version mobile