Les vingt locaux commerciaux à usage professionnel et artisanal, sis au chef-lieu communal d'Ath Mansour, ne sont toujours pas occupés par leurs bénéficiaires.
En effet, actuellement seuls deux d’entre eux abritent des activités commerciales. Pourtant, cet immeuble, érigé en R+2, est bien situé car il donne accès directement sur la RN5, une position « enviable » au demeurant, du moment que cet axe routier connaît une circulation automobile dense, ce qui le rend potentiellement attirant pour les clients. Mais voilà les causes de cette désaffection sont à rechercher du côté des commodités essentielles qui n’y sont pas encore mises en place. Effectivement, ces locaux, distribués dans le cadre de l’aide à l’emploi de jeunes (Ansej, Cnan et Angem) ne sont pas encore raccordés au réseau de distribution d’eau potable. Carence qui empêcherait certaines professions, qui dépendent de ce précieux liquide, d’être exercées convenablement comme la coiffure, la restauration, la cafétéria, etc. En plus de cela, il est à déplorer l’absence du gaz de ville au niveau de ce lieu, ce qui constitue un autre écueil qui se dresse face à ces jeunes bénéficiaires. Ce délaissement a eu comme conséquence la dégradation de ce petit centre commercial. Des détritus et des couches épaisses de poussière ont envahi l’intérieur de la bâtisse, pénétrant via certaines fenêtres qui ont été vandalisées. Cette situation dure depuis maintenant six années sans qu’aucune solution ne soit envisagée afin d’apporter les commodités et rendre par là même fonctionnels ces 20 locaux, lesquels donneraient une nouvelle impulsion à l’activité commerciale et artisanale au chef-lieu. « C’est malheureux de constater des locaux construits à coup de centaines de millions de dinars laissés fermés et abandonnés par leurs propriétaires. À quoi bon ériger ces infrastructures pour les laisser closes par la suite ? » s’interroge un habitant de la localité.
Y Samir.

