L’on croit savoir que les 228 logements sociaux, implantés au lieu-dit «La route de Tifrest», seront incessamment distribués. Si cela venait à se vérifier, les heureux bénéficiaires n’oublieront pas de si peu l’échéance électorale du 4 mai prochain.
Ces logements, lancés en 2004, par l’APC RCD, ont suscité un véritable tollé. Pas moins de 3000 demandes ont atterri sur les bureaux des services concernés, qui devaient initialement attribuer 316 appartements réalisés.
Cependant, la liste des bénéficiaires, qui a été rendue publique en 2015, ne faisait état que de 218 logements. Des recours ont été, alors, adressés aux services concernés, mais aucune suite n’est venue conforter les postulants. Des actions de protestation s’ensuivirent.
En effet, le 15 mai 2016, les demandeurs ont convenu de procéder à la fermeture du siège de daïra. Reçus par le chef de cette dernière, ils n’ont eu droit qu’à des promesses teintées de réponses laconiques, déplorent-ils.
Les protestataires ont dû ce jour-là céder quelque peu pour permettre aux candidats au baccalauréat de se faire établir leurs cartes d’identités biométriques. Le lendemain, la protestation a été maintenue. De bonne heure, les mécontents ont cadenassé aussi le portail d’entrée du siège de l’APC d’Azeffoun et au 3e jour, un dispositif sécuritaire a été mis en place et «les meneurs» ont été interpellés. Une année après, c’est le statu quo.
Ces logements, en proie à une dégradation déconcertante, font peser un souci majeur aux futurs acquéreurs qui les jugent déjà comme un cadeau empoisonné, sûrs qu’ils y engloutiront leurs modestes économies à remplacer robinets, interrupteurs, à refaire la peinture si ce n’est la boiserie.
«Cette annonce de distribution ne nous emballe pas. On nous a trop fait miroiter. Si c’est une manœuvre électoraliste, qu’ils sachent qu’on n’est pas dupes !», dira l’un des bénéficiaires, en l’occurrence Ahmed S.
Cela dit, si cette nouvelle d’imminente distribution venait à se confirmer, toutes ces familles, qui aspirent à une vie décente, vont se réjouir et en finir avec le calvaire de la promiscuité.
Ali B.
