Les établissements scolaires au niveau de la commune d'Ighil Ali, à 93 kms au Sud-ouest de Béjaïa, connaissent des fortunes diverses.
En effet, certaines écoles primaires sont complètement fermées depuis des années, à cause du nombre réduit d’élèves. Il y a, aussi, la vétusté et l’état déliquescent de certains établissements scolaires, à l’image de l’école primaire du village Tabouaânant, laquelle se trouve close depuis plus de 10 ans. Cette situation a été causée par l’exode massif des villageois, intervenu durant la décennie rouge, pour échapper aux multiples incursions des sanguinaires islamistes. Après le retour de la paix, les villageois ont regagné, en majorité, leur village, mais l’école n’a pas été rouverte, entre-temps, car elle était tombait en ruines. Cependant, maintenant que la population s’est carrément fixée dans ce village, elle réclame son réaménagement et sa restauration en vue de servir à nouveau, étant donné que le nombre d’élèves scolarisé dans la région est assez élevé. En sus, il y a ce problème de l’éloignement de leur école sise à Ighil Ali, à 25 kms de chez eux. Dans le même sillage, il est à déplorer l’absence des demi-pensions dans certains établissements scolaires de la commune, à l’exemple du CEM base 5, situé au quartier populeux d’Ighil sur les hauteurs du chef-lieu. Dans cet établissement, les quelques 400 collégiens ne bénéficient pas de repas chauds à midi. Dès lors, les apprenants qui habitent loin de chez eux se voient contraints, chaque jour ouvrable, de prendre des repas froids en s’exposant aux maladies liées à cette situation. Dans le même contexte, à l’école primaire du village Ath Saci, le service demi-pension y fait aussi défaut. Les élèves, comme leur « aînés » du CEM d’Ighil, prennent des repas froids à midi. Pourtant, l’APC a dégagé des assiettes de terrain pour ces deux établissements. «Il ne manque que le financement, pour réaliser une cantine de 200 rations au CEM base 5 d’Ighil, et une autre de 100 rations au profit de l’école primaire d’Ath Saci », indique-t-on à l’APC.
Syphax Y.

