Interpellé lors de sa visite la semaine écoulée dans la localité à propos des innombrables avaries survenues sur le réseau AEP, le wali Cherifi ordonna de suite ‘’une prise en charge sans délais des fuites d'eau ».
Aussi, l’Algérienne des eaux (ADE), bien qu’on ne lui ait pas encore confié la gestion de l’eau dans cette commune, vient de déclencher une véritable opération coup de poing. Ainsi jeudi dernier, elle a mobilisé un important effectif tant humain que matériel pour la prise en charge de ces avaries pénalisantes en commençant par le chef-lieu de commune. L’un des responsables de cette institution qu’on a rencontré sur les lieux dira que pour mener rapidement cette délicate opération à terme, pas moins de trois équipes d’intervention soit celle de Bechloul, Bordj Khris et M’Chedallah ont été mobilisées et renforcées par des moyens matériels et engins de travaux publics. Plus d’une vingtaine d’avaries ont été déjà réparées à travers plusieurs quartiers rien que pour cette journée du jeudi dernier, affirme notre interlocuteur au grand soulagement des citoyens qui n’ont cessé de dénoncer cet intolérable gaspillage de l’eau au moment où dans d’autres communes alimentées par le mêmes captage Lainser Averkane (source noire) d’Imesdhurar de la commune de Saharidj souffrent le martyre dû aux longues pénuries de l’eau potable à longueurs d’années et en toutes saisons. Il convient de rappeler que le réseau d’AEP du chef-lieu de commune celui-là même sur lequel sont enregistrées d’incalculables avaries en raison de sa vétusté a bénéficié d’un projet de rénovation livré depuis plus d’une année mais non mis en service à cause d’une opposition des citoyens. Ces derniers ont empêché la pose de compteurs en guise de dénonciation du bâclage des travaux mais aussi de la qualité de l’eau qu’ils reçoivent dans les robinets. En fait, cette situation est due à un manque d’entretien du lieu de captage mais aussi aux infiltrations des eaux pluviales le long du réseau du transport ; d’où le maintien de l’ancien réseau vétuste et transformé par l’usure en véritable passoire. Le litige n’est pas solutionné à ce jour. Espérons que le nouveau wali tranchera rapidement avant l’arrivée des grandes chaleurs pour mettre fin à l’angoissante pénurie de l’eau dans la plus riche région en matière de ressources hydriques au niveau de la wilaya de Bouira, mais victime d’une mauvaise gestion sachant que 80 % de la population de la daïra de M’Chedallah est alimentée à partir de ce captage de la source.
Oulaid Soualah

