Depuis jeudi dernier, la tasse de café est passée à trente dinars à Boghni. "C'est une augmentation injustifiée",; se plaint un consommateur.
Et de poursuivre: « Il est temps de boycotter les cafés. Presque chaque année, les tarifs sont revus à la hausse. En une année, la tasse a augmenté de 10 dinars, alors que les sodas ont doublé. Ils sont presque tous affichés entre 45 dinars et 50 dinars. On attend aussi de payer plus cher même la tisane. Déjà à vingt dinars, elle coûte très chère ». De leur côté, les gérants de cafés trouvent que c’est une augmentation acceptable. « En plus du prix du café qui a augmenté, nous avons aussi d’autres charges à régler. L’électricité et le gaz ont augmenté. Nous ne pouvons plus faire face à ces dépenses, surtout que nos employés demandent des augmentations de salaire. Je crois que je vais fermer pour lancer un autre commerce », déclare un gérant de café au centre-ville. Et d’enchaîner: « Nous avons temporisé plus de six mois parce qu’ailleurs la tasse de café est passée à 30 dinars, voire 35 dinars dans beaucoup de villes du pays depuis des mois. On a été contraints de le faire d’autant plus que tout a augmenté. Du jour au lendemain, on doit payer les boissons que nous servons de plus en plus cher. Les prix sont instables. Il n’y a aucun contrôle. C’est une libéralisation sauvage. En tout cas, c’est une activité qui butte à beaucoup de problèmes », justifie ce gérant de café. Cette augmentation risque de faire tâche d’huile vers les villes environnantes où la tasse de café est encore affichée à 25 dinars à Draâ El-Mizan et à Aïn Zaouia à titre d’exemple. «Ce n’est qu’une question de temps, ce prix sera aligné avec celui des cafetiers de Boghni », répond un gérant à Draâ El-Mizan qui avance les mêmes arguments, pour faire augmenter le prix de la tasse de café.
Amar Ouramdane
