La galère des retraités !

Partager

Les détenteurs de comptes courants au niveau de la Banque de développement local (BDL) de la daïra de Bouzeguène sont confrontés au manque de liquidités qui dure depuis plus d’une semaine.

En effet, des dizaines de retraités, qui attendaient dehors avant-hier, ont exprimé leur colère face à ce déficit que connaît souvent l’agence de Bouzeguène, unique agence bancaire fonctionnelle dans la localité. «Je suis arrivé ici à 4h du matin pour retirer ma pension. J’ai, alors, attendu jusqu’à dix heures pour qu’on me dise que les liquidités sont indisponibles. À chaque fois que je rentre dans cet établissement, on me fait sentir que je suis un mendiant souhaitant désespérément un don des âmes charitables. C’est une humiliation que de devoir faire une aussi longue chaîne pour rien, alors qu’on ne cesse de nous parler de systèmes informatiques performants et de meilleures prestations de service dans les banques. C’est bien beau, sauf que la réalité est tout autre. En 2017, nous sommes encore contraints de nous exposer au froid de l’hiver et à la chaleur de l’été, à cause d’interminables chaînes et ce durant de longues heures, pour qu’on nous signifie, à la fin, que l’opération de retrait ne peut s’effectuer faute de liquidités», fulmine un retraité. «J’ai 92 ans. Ma retraite nourrit mes enfants et mes petits enfants et cela fait dix jours que je cours pour retirer mes 200 euros que je n’arrive toujours pas à avoir. Entre-temps, on est obligés de recourir aux prêts ou à acheter à crédit», ajoute une autre retraitée. Les habitants de la daïra de Bouzeguène souhaitent, dès lors, l’ouverture urgente de la banque BADR. «Seule une agence bancaire est fonctionnelle dans notre région. Ceci nous confronte à divers soucis, dont le manque de liquidés et les interminables files d’attente. Il y a lieu de relever que l’agence BADR a été réalisée depuis des mois et que le personnel chargé de la faire tourner a été recruté, selon le maire qui ne précise pas, toutefois, la date de sa mise en service», fera savoir un citoyen.

Fatima Ameziane

Partager