L’irrégularité de l’eau potable touche tous les villages dans la commune d’Ighil Ali.
Rareté de la ressource oblige, les foyers sont soumis à un rationnement sévère, informe-t-on. «L’eau est distribuée une fois tous les 5 à 6 jours en moyenne. Cependant, il y des quartiers moins bien lotis et qui attendent une semaine, voire plus, pour voir le précieux liquide couler de leurs robinets», fait savoir M. Djoulait, maire d’Ighil Ali. D’après les responsables de la municipalité, cette situation découle principalement de la vétusté des canalisations, lesquelles enregistrent des fuites récurrentes. «Il y a des conduites qui datent de l’ère coloniale et qui sont complètement désuètes et délabrées. Dans son ensemble, notre réseau a besoin de gros travaux de réhabilitation et de modernisation que l’APC ne peut prendre en charge», souligne le maire. Le P/APC a indiqué qu’un projet de remplacement des conduites en aluminium par de l’acier de la chaîne de refoulement, longue d’une vingtaine de km, est pourtant inscrit à l’ordre du jour sur les programmes sectoriels. Néanmoins, déplore-t-on, sa concrétisation tarde à venir. «Il était question que la direction des ressources en eau prenne en charge la réfection de plusieurs tronçons dégradés de cette conduite de gros diamètre. Il s’agit de la section allant de la RN106 à la station de reprise Taourirt d’une longueur de 480 mètres ; le tronçon se trouve entre le siège de la daïra et le château d’eau d’Ath Moumen d’un linéaire de 2,1 km et enfin, le tronçon de 1,1 km de long compris entre la station de reprise d’Ighil Ouenès et la station Hubert», signale M. Djoulait, qui souhaite «une intervention rapide de la DRE, afin de soulager la population». S’agissant du réseau de distribution, qui est tout aussi délabré, sa réhabilitation s’impose également. Plusieurs points noirs sont relevés, à l’image de la conduite desservant le quartier Tazaghart à partir de la place des Martyres qui date d’avant l’indépendance, dit-on. Même topo pour le réseau alimentant le quartier Taanant, sis au chef-lieu communal, ainsi que celui du village Takhlicht. L’un comme l’autre nécessitent une réfection. Ceci, précise-t-on, en sus des besoins d’extension du réseau pour toucher certains quartiers nouvellement crées ou non desservis par l’ancien réseau. «C’est un calvaire qu’on endure à longueur d’année. Attendre une semaine, voire plus, pour remplir ses ustensiles, ce n’est franchement pas drôle», maugrée un citoyen d’Ighil Ali, soulignant que cette situation tourne à l’exacerbation en période estivale.
N Maouche.

