Bien qu’ouverte depuis plusieurs mois, l’auberge de jeunesse d’Aïn El Hammam n’a été inaugurée que depuis quelques jours. C’est à M. Ould Ali L’Hadi, ministre de la Jeunesse et des Sports, accompagné du wali de Tizi-Ouzou, Mohamed Bouderbali, qu’est revenu l’honneur d’inaugurer de cette auberge (ex-hôtel du Djurdjura) en présence du chef de daïra et du P/APC d’Aïn El Hammam. Il faut dire que plusieurs officiels ont déjà eu à se rendre, par le passé, dans cet établissement dépendant de la direction de la jeunesse et des sports. C’est grâce à ses structures d’accueil, d’hébergement et de restauration, que Michelet a pu organiser des manifestations culturelles et sportives. Située à quelque 100 mètres de la salle omnisports, elle a permis de loger des athlètes, venus de toutes les wilayas, pour participer au championnat d’Algérie de VO Vietnam ainsi qu’au championnat régional de boxe, organisé récemment dans la même salle. Des activités récréatives ou commémoratives s’y déroulent périodiquement. En sus des fêtes religieuses ou nationales, le congrès de la CAME et autres, l’auberge a organisé l’événement «Miss Michelet» qui a tenu en haleine toute la région, à l’occasion du 8 mars dernier. À noter que si les habitants de Michelet continuent de l’appeler «l’hôtel», c’est en souvenir de l’« hôtel du Djurdjura» dépendant durant des décennies du ministère du Tourisme. Construite dans les années soixante dix, la structure hôtelière classée «quatre étoiles» à l’époque, détériorait au fil des ans, faute d’entretien pour finalement fermer ses portes. Confiée dans un état désastreux à la direction de la jeunesse et des sports, elle a été aménagée à coup de centaines de millions (près de trois milliards de centimes, dit-on), pour devenir ce «bijou», comme ne cessent de l’appeler ses visiteurs, enchantés de se trouver dans un tel cadre. Incrustée dans la verdure et faisant face au Djurdjura, l’auberge de jeunesse, située à 1200 mètres d’altitude offre, en effet, un panorama ensorcelant à ses hôtes. Cependant, beaucoup d’étrangers à la région regrettent l’ancien hôtel qui leur permettait de passer quelques jours de vacances sur les hauteurs et visiter la région. Un service que l’auberge de jeunesse ne peut offrir que durant trois jours à sa clientèle. Par ailleurs, le terrain mitoyen est convoité pour la construction d’un stade de football, apprend-on.
A. O. T.
