Le calvaire des lycéens

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La commune de Tamokra, distance de 90 km de Béjaïa, ne possède aucun lycée, au grand dam de la population locale.

Selon cette dernière, cette défection pèse lourdement sur le cursus des élèves du cycle secondaire habitant cette municipalité, lesquels se voient obligés de suivre leurs études au niveau des lycées de la ville d’Akbou en parcourant un trajet quotidien de 60 km en aller/retour.

Ne pouvant plus supporter cette distance qui sépare leurs lieux d’études et leurs localités relevant de cette commune de Tamokra, des dizaines d’élèves ont choisi le régime de l’internat, «pour échapper à la déperdition scolaire due à l’éloignement», avancent-ils.

D’autres, par contre, pour une raison ou une autre, sont contraints de faire le trajet quotidien entre leurs villages et la ville d’Akbou. Cette situation, déplorée vivement dans cette localité, a créé une véritable frustration chez la population, et en particulier chez les lycéens, lesquels ne comprennent pas pourquoi leur municipalité n’est pas encore dotée d’un lycée, à l’instar des autres communes de la wilaya de Béjaïa.

« C’est vraiment décevant que de constater que nous n’avons aucun lycée dans notre localité (Tamokra, ndlr), alors que les communes voisines en possèdent au moins un.

Ce n’est pas juste, d’autant que nous, les élèves, sommes obligés de faire un long trajet pour nous rendre aux lycées d’Akbou. C’est trop fatigant à la longue », s’insurge un lycéen de la localité rencontré à Akbou. Et à un parent d’élève de la même localité d’enchaîner: « 55 ans après l’indépendance du pays, nous n’avons pas encore un lycée. Pourtant, les sites ne manquent pas dans notre commune, pour réaliser une telle structure au profit de nos enfants »

S. Y.

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