Nettoyer les mûrs des affiches électorales

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Un collectif de jeunes a vu le jour au début de cette semaine au niveau de Sour El-Ghozlane, une commune sise à 40 km au Sud du chef-lieu de la wilaya de Bouira.

Celui-ci s’est donné pour mission d’arracher les affiches des candidats aux dernières élections législatives, collées anarchiquement, depuis le lancement de la campagne électorale. En effet, ces affiches transgressent les règles relatives à l’affichage des listes de candidats.

On les retrouve collées sur les murs, sur les façades de bâtiments, sur les panneaux publicitaires, sur les arrêts de bus, voire même sur des pylônes électriques. Parfois, il s’agit des affiches collées les unes contre les autres et même les clôtures d’enceinte de certains établissements scolaires n’ont pas été épargnées.

Pour rappel, la commission locale de la Haute instance indépendante de la surveillance des élections (HIISE) avait attiré l’attention de tous les partis et des listes indépendantes sur ces dépassements, «afin d’éviter à tout prix ces agissements».

Malheureusement, cet appel est tombé dans l’oreille d’un sourd et n’a pas eu d’écho auprès des candidats et leurs partisans, comme en témoigne notamment les murs enlaidis de la ville.

Ainsi, depuis le début de la semaine en cours, une vingtaine de jeunes, munis d’échelles et d’autres outils contondants, travaillent d’arrache-pied et font disparaître, une à une, ces affiches qui amochent le centre-ville de ladite commune. D’après les membres du collectif, «cet affichage insouciant ne fait que défigurer les villes et affecte notamment l’environnement».

À noter qu’une centaine d’espaces, destinés à l’affichage, a été réservée à travers toutes les régions de la wilaya aux listes en compétition, mais cela était loin d’être assez pour faire campagne, aux yeux des équipes chargées de l’affichage, lesquels s’amusaient à coller les affiches électorales n’importe où.

À ce sujet, Abd El Moumen, un des volontaires, dira : «J’espère que le souci écologique gagnera les esprits des jeunes des cités et quartiers environnants».

Aziz C.

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